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Énergies renouvelables : l’UE maintient l’objectif des 40 % d'ici 2030

Les États de l’Union Européenne ont voté, lundi 19 décembre lors d’un conseil spécial de l’UE sur la crise énergétique, pour le maintien de l’objectif de 40 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique. Dans le même temps, la Commission a proposé d'accélérer les octrois de permis pour les énergies renouvelables en leur dédiant des zones spécifiques.
Publié le 20 décembre 2022

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Énergies renouvelables : l’UE maintient l’objectif des 40 % d'ici 2030 - Batiweb

Alors que les États membres de l’Union européenne s’étaient précédemment accordés sur 40 % d’énergies renouvelables dans le bloc d’ici 2030, certains proposent à présent un nouvel objectif de 45 %, conformément aux propositions de la Commission européenne déposées en mai dernier.

Cette proposition vise notamment à réduire plus rapidement la dépendance européenne aux importations d’hydrocarbures, en réponse à la guerre en Ukraine. Un objectif que la plupart des États membres sont réticents à soutenir.

Selon un document préparé par la République Tchèque - qui assure la présidence tournante du Conseil de l’UE pour six mois - la majorité a préféré s’en tenir à l’objectif de 40 %, proposé en juillet 2021, tout en actant leur position sur les accélarations d'autorisations. Un accord qui fera désormais l'objet de négociations avec le Parlement européen.

« Accélérer le déploiement des renouvelables est le meilleur moyen de devenir indépendant des hydrocarbures russes et de contribuer aux objectifs climatiques », a jugé le ministre tchèque de l'industrie et du commerce, Jozef Sikela. 

Des zones d’accélération prévues

 

Le compromis adopté par les 27 prévoit ainsi la création dans chaque pays de zones d’accélération des énergies renouvelables (« go-to areas »), des territoires propices aux énergies vertes et présentant « des risques moindres » pour l'environnement.

Dans ces zones, le délai maximal d'approbations de nouvelles installations d'énergies renouvelables serait ramené à un an, voire à deux ans s'il s'agit de projets offshore, sauf « circonstances extraordinaires ». Les Etats pourront toutefois y exclure les nouvelles centrales à biomasse et hydroélectriques.

En dehors de ces zones, les procédures d'autorisation d'installations renouvelables seraient aussi accélérées, ramenées à deux ans maximum et à trois ans pour les projets offshore. Pour tous les équipements solaires, la procédure ne devrait pas dépasser 3 mois.

Le Parlement européen avait, lui, adopté sa position mi-décembre, réclamant que le délai maximal d'approbation de nouvelles installations renouvelables soit réduit à 9 mois pour les zones « go-to » et à 18 mois en dehors.

En attendant l'issue courant 2023 des négociations entre Etats et eurodéputés, la Commission a proposé début novembre une mesure d'urgence, d'une durée d'un an, pour raccourcir dès à présent les délais d'autorisation pour l'installation de pompes à chaleur et de panneaux solaires sur bâtiments, à respectivement trois mois et un mois, sans évaluation d'impact environnemental. 

Une mesure temporaire à laquelle les ministres ont donné leur feu vert, ce qui a suffit à la faire entrer en vigueur.
 

Prix du gaz : les États se mettent d'accord sur un mécanisme de plafonnement

 

Les Etats membres de l’UE ont également approuvé ce lundi un mécanisme permettant de plafonner les prix de gros du gaz dès qu’ils dépasseront 180 euros par mégawattheure (MWh) trois jours consécutifs, selon un communiqué du Conseil européen. Un niveau nettement inférieur au seuil de 275 euros qu’avait initialement proposé la Commission européenne.

Ce mécanisme de plafonnement, mis en place après plusieurs semaines de discussions, ne sera activé qu’à un niveau de prix supérieur d’au moins 35 euros au prix international moyen du gaz naturel liquéfié (GNL).

Les ministres européens de l’énergie, réunis à Bruxelles, « ont trouvé un accord important qui protégera les citoyens de la flambée des prix de l’énergie, avec un mécanisme réaliste et efficace, qui comprend les garanties nécessaires pour la sécurité de l’approvisionnement et la stabilité des marchés financiers », a indiqué Jozef Sikela, le ministre tchèque. 

 

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Marie Gérald 

Photo de Une : © AdobeStock

Par Marie Gerald

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