Identification et réhabilitation des friches : le Cerema lance « Cartofriches » Développement durable | 28.07.20

Partager sur :
A la demande du ministère de la Transition écologique et solidaire, le Cerema a développé et lancé une version test du portail « Cartofriches », qui vise à identifier et recenser les friches sur le territoire national pour faciliter les réhabilitations par les collectivités et porteurs de projets. La nouvelle ministre de la Transition écologique a par ailleurs annoncé ce lundi 27 juillet la création d'un fonds de plusieurs millions d'euros pour favoriser ces reconversions.

La lutte contre l'artificialisation des sols devient un enjeu majeur du gouvernement, et passe de plus en plus par la réhabilitation des friches industrielles. Après l'Appel à Manifestation d'Intérêt (AMI) du programme « Reconquérir les friches franciliennes », le Cerema lance de son côté le nouveau portail « Cartofriches », qui recense les friches à l'échelle nationale.

 

Cette première version test, qui s'appuie sur les données de Basias, inventaire historique des sites industriels, et de Basol, qui recense les sites et sols potentiellement pollués, comprend déjà 1 200 friches identifiées. 

 

La version optimisée, enrichie de nouvelles fonctionnalités et de retours d'utilisateurs, sera lancée dans trois mois. Les données collectées permettront alors de développer des outils de conseils et d'accompagnement des collectivités et porteurs de projets. 

 

Une start-up d'Etat, prénommée « UrbanVitaliz » est d'ores et déjà en cours de développement pour aider ces porteurs de projets dans leur démarche de réhabilitation.

 

Vers la création d'un fonds de plusieurs millions d'euros

 

Il faut dire lutte contre l'artificialisation des sols est devenu un enjeu majeur du gouvernement, réaffirmé par Barbara Pompili ce lundi 27 juillet à l'occasion du cinquième Conseil de défense écologique qui s'est appuyé sur les mesures proposées lors de la Convention citoyenne pour le Climat.

 

La nouvelle ministre de la Transition écologique et solidaire a ainsi rappelé qu'un département de la taille de la Drôme disparaissait tous les dix ans avec la bétonisation, et a souligné l'importance de privilégier la réhabilitation des friches urbaines pour limiter cet étalement urbain.

 

Pour parvenir à reconvertir ces friches, elle a ainsi annoncé la création d'un fonds de plusieurs millions d'euros : « Reconstruire sur une friche coûte plus cher que de construire sur un champ ou une forêt. Ce fonds va permettre de réduire l'écart », a-t-elle précisé.

 

Barbara Pompili a par ailleurs ajouté qu'une circulaire serait envoyée aux préfets concernant l'étude de dossiers pour l'implantation de nouvelles zones commerciales en périphérie des villes, afin de limiter l'artificialisation et la désertification des centres-villes par les petits commerces, souvent menacés par la création de nouvelles grandes surfaces commerciales.

 

C.L.

Photo de une : Adobe Stock

Redacteur

filter_list Sur le même sujet

L’Agence nationale de la cohésion des territoires refait surface !  - Batiweb

L’Agence nationale de la cohésion des territoires refait surface !

Le Sénat a adopté, en première lecture, la proposition de loi portant création d’une Agence nationale de la cohésion des territoires. Portée par le groupe RDSE, l’initiative compte sur le soutien du gouvernement. Elle vise à accompagner les collectivités ayant de faibles moyens d’ingénierie dans leurs projets. Elle devrait permettre la fusion de différents acteurs qui interviennent dans les territoires pour qu’ils puissent mener une action plus « coordonnée ». Précisions.
Réhabilitation de friches : un rapport émet des propositions - Batiweb

Réhabilitation de friches : un rapport émet des propositions

Alors que la réhabilitation de friches apparaît souvent comme une alternative à l'artificialisation des sols et l'étalement urbain, deux députés ont travaillé à identifier les points de blocage au développement de ce type d'opérations. Ils préconisent notamment la création de guichets uniques régionaux et le recours à des financements européens, alors que les réhabilitations se révèlent souvent très coûteuses lorsqu'il est nécessaire de dépolluer le site.

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus

Accepter