Cellumat : du béton cellulaire à l’économie circulaire Eco-construction | 08.12.16

Partager sur :
Proposer des produits innovants et de qualité, c’est bien. Les intégrer dans une logique d’économie circulaire, c’est mieux ! C’est dans cet état d’esprit que Cellumat, spécialiste des matériaux de construction, a développé en quelques mois une nouvelle unité de production dédiée à la collecte des chutes de béton cellulaire, qui sont ensuite réincorporés sous forme de granulats légers. Un procédé astucieux grâce auquel l’entreprise ne stocke aucun déchet.
Allier produits innovants et économie circulaire, c’est le défi qu’a relevé Cellumat avec brio ! En effet, depuis fin 2015, l’entreprise a développé un dispositif original pour revaloriser les chutes de coupes de blocs de béton cellulaire.

« Au lieu de mettre ces déchets en décharge ou en remplissage dans une carrière, comme le font d’autres entreprises de béton cellulaire, nous trouvions qu’il était plus judicieux et logique de créer une unité de production de granulats », explique Pascal Stasiak, directeur général de Cellumat. « Cela nous permet aujourd’hui de trier beaucoup plus rapidement nos produits. »

Le procédé est simple : le béton cellulaire est tout d’abord broyé, concassé et tamisé. Le granulat obtenu est alors envoyé sur deux marchés différents : d’un côté, celui de la chape allégée (humide ou sèche), et de l’autre, les toitures végétalisées, en sous-couche drainante.

La légèreté comme leitmotiv

Le principal avantage de ce granulat ? Sa légèreté. « Nous obtenons un produit à moins de 300 kg par m3. Ainsi utilisé sur une chape, même de 10 cm, vous ne mettez que 29 à 30 kg au m2, ce qui est assez faible », détaille Pascal Stasiak. « Nous avons toujours privilégié des applications qui répondaient à une logique de légèreté », poursuit-il.

Une priorité qui répond avant tout à un besoin identifié chez les professionnels du bâtiment. « Pour un artisan, le granulat léger est plus facile à monter. Nous avons mené plusieurs observations sur le marché afin de mettre au point des sacs qui soient facilement manuportables », indique Pascal Stasiak.

Une démarche respectueuse de l’environnement

Au-delà de la qualité et de la légèreté des produits obtenus, le processus de revalorisation répond avant tout à une problématique environnementale que connaissent de nombreuses entreprises du secteur.

Chez Cellumat, une douzaine de personnes est ainsi mobilisée au sein de l’unité de production de granulats issus des chutes de béton cellulaire. Selon Pascal Stasiak, 15 000 m3 de granulats peuvent être produits grâce à ce procédé. « Tout est systématiquement recyclé, qu’il s’agisse d’un déchet issu d’une chute de production humide ou sèche. Automatiquement, tout repart dans la production », ajoute-t-il.

En adoptant un état d’esprit répondant aux enjeux de l’économie circulaire, Cellumat a également pu bénéficier de la reconnaissance de nombreux organismes certificateurs. En effet, l’entreprise est notamment labellisée A+ (norme industrielle pour les techniciens de support informatique) et CE2+ (pour la conformité d’un produit aux exigences des règlements européens).

Le béton cellulaire, un matériau efficace contre le feu

S’il est un produit qui illustre parfaitement les avantages du béton cellulaire, c’est bien le bloc de construction développé par Cellumat. Répondant aux normes européennes (1364-1) et Euroclasse (A1), il dispose de qualités antifeu exemplaires, limitant « l’extension de l’incendie et l’élévation de température dans les locaux adjacents », selon Cellumat.
De plus, et en adéquation avec la démarche instaurée par l’entreprise, le bloc de béton cellulaire n’a aucun impact négatif sur l’environnement, étant incombustible et ne produisant pas de fumée. « Ses propriétés thermiques exceptionnelles permettent de construire des murs RT2012/RT2020, et passifs selon le principe du monomur », ajoute Cellumat. Sans compter que les blocs intègrent uniquement des matériaux minéraux, dont certains sont issus de la chaîne de revalorisation des déchets de l’entreprise.
 

F.C
Photo de Une : ©Cellumat
Redacteur

filter_list Sur le même sujet

Amiante : la protection des travailleurs est renforcée

Amiante : la protection des travailleurs est renforcée

L‘amiante est un matériau largement utilisé dans la construction pour ses propriétés techniques exceptionnelles associés à un faible coût. Interdit en France depuis 1997, l'amiante est toujours présent dans les bâtiments construits avant cette date. A compter du 1er juillet 2012, la protection des travailleurs en contact avec l’amiante est renforcée.
Le polyuréthane se récupère doucement mais sûrement de la crise du MDI

Le polyuréthane se récupère doucement mais sûrement de la crise du MDI

Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi 5 février, le SNPU a révélé les chiffres du polyuréthane. S’il détient encore 10% de part du marché de l’isolation, le matériau a « fortement » souffert de la crise du méthyl-di-isocyanate (MDI). Conséquence, le secteur, qui connaissait jusqu’à alors une progression continue, a vu son activité se replier de – 10% en 2018. Le syndicat déclare cependant ne pas « être inquiet ». L’année 2019 devrait en effet permettre au polyuréthane de renouer avec la croissance.
Aubervilliers : une tour HLM en proie aux flammes

Aubervilliers : une tour HLM en proie aux flammes

Plus de peur que de mal ce samedi 18 à Aubervilliers (93), où un immeuble de la cité Lénine a été victime d’un violent incendie. Résultant apparemment d’un court-circuit, ce dernier a été rapidement maîtrisé par les pompiers, qui ont ainsi pu sauver la vie d’une dizaine de personnes. Un accident qui vient relancer le débat sur la sécurité incendie.

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus

Accepter