"Les professionnels du bâtiment sont conscients de la difficulté du temps" Législation et règlements | 01.07.10

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Embellie sur le segment du logement neuf, légère inflexion dans l'amélioration-entretien, mais inquiétudes sur l'éco-PTZ et la TVA à taux réduit... la météo du secteur est mitigée, comme l'a expliqué Didier Ridoret, président de la FFB, lors de sa note de conjoncture mercredi.

Les trois dernier mois correspondent à une embellie sur le marché des logements neuf, notamment en raison du rattrapage des chantiers décalés par les intempéries du début d’année. Mais aussi grâce au redémarrage attendu de la promotion immobilière. La reprise des ventes, après avoir épuisé le stock en 2009, a conduit à la relance des mises en vente, donc des permis.

Sur le marché de l’amélioration-entretien, on relève une légère inflexion de tendance au premier trimestre. "Elle est encourageante, mais reste à confirmer, d’autant que quelques inquiétudes commencent à se manifester quant au dynamisme de l’éco-prêt à taux zéro. De fait, il semblerait qu’on se heurte à de véritables problèmes de diffusion", a déclaré Didier Ridoret. Les raisons : la conjoncture, la complexité du dispositif, les intempéries ou encore le contrôle et le rôle dévolu à chacun, notamment aux banques.

En ce qui concerne la TVA à 5,5%, la CAPEB et la FFB ont écrit au Premier Ministre pour qu'il maintienne le dispositif en l’état. Principal argument des deux organisations : un rapport sur l’efficacité des dépenses fiscales en faveur du développement et de l’amélioration de l’offre de logement qui considère que la TVA à taux réduit "a contribué significativement à la création d’emplois".

PTZ et Loi Scellier

Didier Ridoret a rappelé l'attachement de sa fédération au PTZ (prêt à taux zéro) : "Son doublement a eu un impact considérable sur le maintien de ce segment de l’accession sociale dans le neuf. Si nous regrettons que cette mesure du plan de relance s’arrête trop vite, nous souhaitons surtout que la réforme des aides en préparation réponde à trois objectifs prioritaires" : permettre l’accession neuve en zone tendue, instaurer un crédit avec un long différé, et favoriser l’amélioration des performances énergétiques et l’accessibilité dans le parc existant.

Au sujet de la loi Scellier enfin, "l’exclusion systématique de la zone C, voire d’une partie de la zone B2, nous paraît une solution inadéquate. Les élus locaux concernés s’en font d’ailleurs largement l’écho. Il nous semble que, sur les territoires non tendus, la meilleure solution consiste à ouvrir un droit restreint au Scellier, tant en termes de localisation que de volume."

Laurent Perrin

Redacteur

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