Prix de l'éléctricité : l'UFC-Que Choisir réclame une régulation plus transparente Législation | 07.06.21

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L'Union fédérale des consommateurs - Que Choisir a publié, le 20 mai dernier, une étude qui dresse le bilan de l’actuelle régulation du marché, dans laquelle elle dénonce une « explosion tarifaire ». L'association demande donc un moratoire sur le projet de restructuration d’EDF ainsi que la mise en place d’un débat public concernant le maintien d’un tarif réglementé de vente. Explications.

Une explosion tarifaire 

Dans une étude publiée ce 20 mai dernier, UFC-Que Choisir explique que le tarif réglementé de vente de l'électricité (TVR) « a prolongé une dynamique quasi-continue d’inflation depuis 2010 », tarif qui a augmenté de près de 2 % au 1er février 2021, affectant ainsi fortement le pouvoir d’achat des consommateurs. En effet, un ménage moyen chauffé à l'électricité au TRV aurait vu passer sa facture de 1 019 € à 1 522 € entre 2010 et 2020. 

La fiscalité est la principale cause de cette explosion tarifaire selon l’étude de l’UFC- Que Choisir, qui souligne que « le tarif hors taxes du TRV a augmenté de 40 % en 10 ans, un chiffre plus de trois fois supérieur à l’inflation sur la période (12,4 %) ! ». De plus, la régulation du nucléaire à travers le dispositif ARENH aurait poussé les prix tant du TRV que des offres de marché à croître et donc à toucher les consommateurs. A noter que ce dispositif permet aux fournisseurs d’acheter de l'électricité produite par les centrales nucléaires d’EDF, à un prix régulé. 

EDF et l’accès au nucléaire

Dans cet esprit, l'organisation des consommateurs demande au gouvernement « le déplafonnement immédiat des volumes d’ARENH accessibles par les fournisseurs alternatifs, pour mettre un coup d’arrêt à la spirale inflationniste actuelle », car « la situation est inquiétante », selon Que Choisir. En effet, dans le projet de nouvelle régulation du nucléaire, l’absence de mention du TRV montre que son maintien est « fortement menacé ». Elle demande donc un moratoire sur cette réforme. 

L'association craint en effet de fortes hausse tarifaires et dénonce la volonté d’EDF de le faire augmenter de 26,4 % dans le but de compenser certaines dérives financières, faisant allusion à la construction de l’EPR de Flamanville.  

Une transparence qui devrait pourtant être faite sur les coûts réels de production de l'électricité, d’après l’UFC. « Le gouvernement, EDF et la Commission européenne prennent pourtant le parti de négocier dans l’ombre les contours de la future organisation du marché, dans le cadre du projet de réorganisation des activités d’EDF et veulent ainsi l’imposer à tous ! », affirme t-elle. 

 

Marie Gérald 

Photo de Une : ©AdobeStock

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