2017, une année « hors norme » pour les professionnels de l'immobilier Vie des sociétés | 03.01.18

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L’année 2017 aura été encore meilleure que 2016 pour les professionnels de l’immobilier. Le secteur a en effet connu un « dynamisme sans précédent » malgré de « fortes tensions » et une hausse des prix. Tous les voyants sont donc au vert pour débuter cette nouvelle année qui devrait bénéficier d’un contexte très favorable.
La hausse des prix des logements anciens n’aura pas démotivé les Français dans leurs projets d’achat. En effet, l’année 2017 a été plus que positive pour les réseaux d’agences immobilières dont l’activité très soutenue dans les grandes métropoles, n’a pas fléchi !

L’immobilier ancien a connu « un dynamisme sans précédent» l’an dernier malgré de « fortes tensions depuis le début de l’autonome », indique ainsi le réseau Laforêt (700 agences) qui a vu bondir son activité de 14%. Laforêt note qu’en Île-de-France, les investisseurs s'intéressent aux territoires « dynamisés par l'effet Grand Paris » comme Saint-Ouen, Villejuif ou Cachan.

De son côté, Guy Hoquet (groupe Nexity, 500 agences) évoque une année « exceptionnelle » qui restera « dans la mémoire de tous » ; avec une hausse de ses ventes de 11,5%. Mi-décembre, Orpi, premier réseau avec 1.200 agences immobilières avait fait état de volumes de ventes en hausse de 7%.

Cette « activité dense n'a pas été freinée par des prix au m2 en hausse, entre + 2,1% pour la province et + 6,1% pour la capitale », au sein des transactions conclues par les agences Guy Hoquet.

« Le contexte favorable, et notamment les taux de crédit exceptionnellement bas, ont permis aux Français porteurs de projets immobiliers de les concrétiser rapidement et dans des conditions avantageuses », souligne son directeur général, Fabrice Abraham.

Un marché qui reste « fracturé »

Les professionnels de l’immobilier soulignent que des différences subsistent entre les régions. « Toute la France n'a pas été frappée de la même manière » par la hausse des prix et « de gros écarts sont à constater », observe Guy Hoquet: la « palme » revient à Bordeaux, avec +17% en un an, au sein des ventes du réseau, contre une moyenne nationale de + 2,6% et + 3,5% dans le pays, chez Laforêt.

Le marché reste « fracturé », avec un « manque de biens à la vente dans les grandes métropoles ou les centres villes » et « un stock encore important dans les territoires ruraux », commente de son côté Laforêt.

Des délais de vente raccourcis

Les délais de vente se sont raccourcis à 89 jours en moyenne en France chez Guy Hoquet et 86 jours chez Laforêt, 61 et 56 jours respectivement à Paris.

Cela « témoigne de la tension du marché », estime Christine Fumagalli, présidente d'Orpi depuis le 1er janvier, qui aborde toutefois « sereinement » 2018, grâce à des taux de crédit toujours très bas.

« L'optimisme est de mise » pour l'an prochain renchérit Guy Hoquet, notant une décélération de la hausse des prix fin 2017, tandis que Laforêt attend un marché plus « modéré » au terme d'une année « hors norme ».

R.C (Avec AFP)
Photo de une : ©Fotolia
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