8 start-up présentent leurs innovations au Cement Lab Vie des sociétés | 05.07.18

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Lancé en janvier dernier par le Sfic (Syndicat français de l’industrie cimentière), le Cement Lab se veut un laboratoire d’idées dédié à l’innovation dans les secteurs de la construction et des matériaux. Dans ce contexte, la structure organisait le 4 juillet son premier Workshop au cours duquel 8 start-up ont eu l’occasion de se présenter devant une assemblée d’ingénieurs, techniciens, dirigeants et autres experts. Retour sur cet événement placé sous le signe de l’échange.
Le Syndicat français de l’industrie cimentière (Sfic) présentait le 18 janvier dernier son Cement Lab, véritable fabrique à idées consacrée au ciment et à son usage. Visant à promouvoir l’innovation au service du secteur de la construction, la structure organisait ce mercredi 4 juillet son premier Workshop.

L’occasion pour 8 start-up de se faire connaître ! Ces dernières ont en effet eu l’opportunité de présenter leurs activités aux professionnels réunis, aussi bien des « industriels de la filière, entreprises de la construction, laboratoires », comme l’a fait savoir Anne Bernard-Gély, directrice générale de l’Atilh (Association technique du ciment) à l’AFP.

Quand l'industrie cimentière rencontre les nouvelles technologies 

Parmi les jeunes entreprises mises en avant, EtNISI, notamment, conçoit des matériaux de parement composés à 80% de produits recyclés, dont le béton. De cette recherche est d’ailleurs né Wasterials, grâce auquel de nombreuses matières usagées peuvent être valorisées. Le Sfic ajoute qu’une quarantaine de projets sont déjà en cours d’étude pour la réutilisation de bétons de déconstruction.

Autre start-up invitée à prendre la parole, Basilisk a mis au point une solution de béton auto-cicatrisant qui s’appuie sur l’utilisation de micro-organismes bactériologiques produisant du calcaire. Cette technologie innovante a déjà fait ses preuves : « actuellement, les fissures jusqu’à 0,8 mm de largeur peuvent être traitées et réparées », indique le Sfic.

De son côté, Dataswati développe des solutions basées sur l’intelligence artificielle adaptées à l’industrie cimentière. Elles permettent notamment de prédire la qualité du ciment en cours de production en utilisant des analyses instantanées effectuées toutes les heures. La résistance mécanique du produit est également testée 28 jours avant sa sortie d’usine.

L’innovation proposée par Disruptive Technologies s’appuie quant à elle sur des capteurs sans fil intégrés aux bâtiments. Ce procédé offre ainsi la possibilité d’accéder à plusieurs données, parmi lesquelles la température du bien, le changement de matériau ou encore la détection capacitive d’objets.

Surfant sur la tendance des nouvelles technologies, la start-up BIM My Project développe actuellement une application de réalité augmentée : un casque spécifique est chargé de projeter sur le chantier les maquettes numériques BIM sous forme d’hologramme à l’échelle 1/1. Une solution qui n’est pas sans rappeler certains films de science-fiction !

Le système mis au point par ECL Econet, en revanche, est bien une réalité. Il s’agit d’une station de lavage capable de récupérer et de filtrer les eaux chargées de boue. Celles-ci sont ensuite traitées afin de permettre une réutilisation. Une initiative qui tombe à pic, alors que l’économie circulaire au sein du bâtiment ne cesse de se développer.

Prometteur également, le logiciel de conception et de calcul des structures de l’entreprise Strains dispose d’une multitude d’outils de calcul accessibles sur une plateforme cloud : Digital Structure. Les ingénieurs des bureaux d’étude peuvent ainsi accéder à de précieux instruments pour une conception optimale de leurs projets.

Dernière start-up présente lors du Workshop Cement Lab, Bulldozair, enfin, met au point une application de gestion de projet destinée aux acteurs de la construction. Plus précisément, celle-ci leur permet de suivre facilement l’avancée de leurs chantiers en temps réel grâce à des partages de plans ou de photographies, des notifications personnalisées, ou encore un reporting automatisé. Le tout grâce à un modèle collaboratif prometteur !

F.C
Photo de Une : @IndustrieCiment (Twitter)
Redacteur

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