Enedis s’engage en faveur de l’autoconsommation Vie des sociétés | 20.04.17

Partager sur :
En matière d’autoconsommation électrique, c’est l’ordonnance du 27 juillet 2016 qui fait foi, encadrant son statut et donnant à cette pratique un cadre législatif viable. Bien que cette réglementation attende encore un décret d’application, Enedis (ex-ERDF), filiale d’EDF, a d’ores et déjà affirmé son soutien au développement de cette pratique, la considérant comme un aspect essentiel de la transition énergétique.
En février dernier déjà, tout portait à croire que l’autoconsommation d’électricité se verrait rapidement dotée d’un cadre législatif propre. En effet, le Parlement avait alors validé le projet de loi proposé par la ministre de l’Environnement, ratifiant ainsi l’ordonnance du 27 juillet 2016. Ne reste plus désormais au gouvernement qu’à publier un décret d’application de cette réglementation.

En attendant, conscient des atouts de l’autoconsommation électrique, Enedis s’est déjà engagé comme un soutien indéfectible de cette pratique – qui, du reste, devrait réussir assez facilement à séduire les Français. En effet, selon une étude IFOP publiée en janvier dernier, 57% d’entre eux considèrent l’origine renouvelable de l’électricité comme essentielle. De son côté, Enedis a également recensé en 2016 « 36% des demandes de raccordement de production en autoconsommation ».

Deux offres au service de chacun

Pour répondre aux attentes de ses clients, la filiale d’EDF a tout naturellement développé deux offres distinctes, l’une étant réservée à l’autoconsommation individuelle, l’autre à la collective. Dans le premier cas, Enedis a notamment mis en place une solution se basant sur l’autoconsommation partielle, soit le fait de ne consommer qu’une partie de sa production. Le consommateur peut en effet choisir de ventre une partie, voire même la totalité, de sa production. Une fois la demande de raccordement effectuée, Enedis s’engage à effectuer les travaux nécessaires et la mise en service de l’installation.

L’autoconsommation collective, quant à elle, peut concerner une copropriété, un lotissement, un OPHLM, un ensemble tertiaire ou commercial, une coopérative de production locale ou encore un projet mixte. « Dans tous les cas, au terme de la loi, l’opération d’autoconsommation est collective si les parties prenantes sont liées entre elles au sein d’une personne morale […] et si les points de soutirage et d’injection sont situés en aval d’un même poste de distribution d’électricité », explique Enedis.

Dans ce cadre, l’entreprise gère le projet directement avec la personne morale qui représente les parties prenantes. C’est à cette dernière qu’incombe notamment la signature de la convention d’autoconsommation avec Enedis, qui, comme pour la solution individuelle, effectue ensuite les travaux qui s’imposent et la mise en service.

Autant de solutions que le spécialiste de l’électricité devrait être amené à développer davantage dans les mois à venir et qui viennent compléter le vaste programme d’installation de compteurs intelligents Linky initié en décembre 2015.

F.C
Photo de Une : ©Fotolia
Redacteur

filter_list Sur le même sujet

La réglementation, accélérateur ou frein pour le photovoltaïque ? - Batiweb

La réglementation, accélérateur ou frein pour le photovoltaïque ?

Soprasolar, filiale solaire du groupe Soprema, organisait une conférence de presse ce mardi 22 octobre concernant le développement du photovoltaïque sur les bâtiments industriels, logistiques et commerciaux. L’occasion de revenir sur les avantages de telles installations, le contexte réglementaire, mais aussi sur les principaux freins au déploiement des projets.
Le Parlement valide un projet de loi en faveur de l’autoconsommation - Batiweb

Le Parlement valide un projet de loi en faveur de l’autoconsommation

Le développement de l’autoconsommation et des énergies renouvelables monte d’un cran alors que le Parlement vient d’adopter un projet de loi relatif à ce sujet. Faisant suite à une proposition de Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, cette nouvelle réglementation devrait offrir à la France un cadre légal visant à encourager l’autoconsommation d’électricité au niveau national.
La loi sur la transition énergétique ajustée pour protéger le bâti non traditionnel - Batiweb

La loi sur la transition énergétique ajustée pour protéger le bâti non traditionnel

En octobre dernier, l’Académie des beaux-arts faisait part de son inquiétude concernant le décret « Isolation par l’extérieur », craignant la « disparition lente » des constructions anciennes traditionnelles. Aujourd’hui, Ségolène Royal a tenu à rassurer les opposants audit décret à travers une lettre adressée à l’association Sites & Monuments et en modifiant la législation sur l’isolation par l’extérieur afin qu’elle ne s’applique pas au bâti traditionnel.
Simple et Solaire lance une offre de formations dédiées à l’autoconsommation électrique - Batiweb

Simple et Solaire lance une offre de formations dédiées à l’autoconsommation électrique

Le 28 avril dernier, le Parlement annonçait l’adoption définitive du projet de loi relatif à l’autoconsommation d’électricité, grâce à laquelle particuliers et entreprises peuvent utiliser l’énergie qu’ils produisent eux-mêmes. Spécialiste du secteur, Simple et Solaire, qui propose déjà des kits d’autoconsommation solaire de différentes puissances, a mis en place diverses formations « afin de permettre à chacun […] de découvrir ou d’élargir ses connaissances sur l’autonomie solaire ».

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus

Accepter