La pression sur les coûts, premier frein à la rentabilité (Etudes)

Vie des sociétés | 24.05.16
Partager sur :
La pression sur les coûts, premier frein à la rentabilité (Etudes) - Batiweb
Au mois d’avril dernier, Lascom AEC, a lancé un sondage afin de définir les besoins et les enjeux du secteur de l’ingénierie et du BTP. Défi, productivité, frein à la rentabilité et passage au BIM… l’enquête a permis de valoriser les éléments perçus comme prioritaires. Détails.
Lascom AEC, éditeur français de logiciels PLM (Project Lifecycle Management), a dévoilé les résultats de son étude intitulée « Les besoins et enjeux du secteur de l’ingénierie et du BTP ».

Réalisé par Damien Andrieu, responsable Marketing et rédacteur du blog Lascom AEC, l’enquête s’appuie sur les réponses apportées par une cinquantaine d’entreprises* interrogées tout le long du mois d’avril.

Entreprises de construction, quels défis ?

Le premier point abordé par le sondage concerne les défis des entreprises. D’une manière générale, la « coordination des intervenants internes et externes » est citée en premier lieu (34%), suivie de près par l’enjeu « Garantir la fiabilité, l’unicité et la mise à jour des données et des documents » (30%).

Ce dernier point est d’ailleurs le défi principal des entreprises de plus de 2 000 employés (35%). « Cette priorisation différente est vraisemblablement liée à la complexité des projets pilotés par les grands groupes », explique Damien Andrieu.

Les bureaux d’études sont davantage concernés par la fiabilité des données (> 40%) tandis que les entreprises de construction se concentrent majoritairement sur la coordination des intervenants internes et externes (> 65%), « un positionnement conforme à leur cœur de métier ».

Comment améliorer la productivité ?

En matière de productivité, les entreprises interrogées estime que « Collaborer efficacement avec l’ensemble des intervenants du projet » est un point clé (36%).

Viennent ensuite « Garantir la continuité de l’information de la phase avant-projet à l’exploitation » (28%), « Retrouver facilement des informations à jour et fiables » (24%) et enfin « Automatiser les processus et les tâches » (12%).

« Dès que l’on dépasse les 200 employés, c’est la continuité des informations qui devient l’enjeu principal (40%) », souligne M. Andrieu. Il ajoute : « Une analyse possible est que plus la taille de la société est importante, plus elle va intégrer de phases projets et donc prêter une attention forte à la continuité de l’information ».

Les freins à la rentabilité

Les entreprises sondées considèrent, en grande majorité, que la pression sur les coûts est le principal frein à la rentabilité (56%), et ce quelle que soit leur taille.

Elles sont 22% à évoquer « Le poids des normes et des règlementations », 8% à citer « Le développement des partenariats Public-privé » et « L’intégration d’équipements complexes dans les projets », et enfin 6% à se référer à la « Concurrence internationale ».

Comment intégrer le BIM ?

Dernier thème abordé par l'étude, le BIM et son intégration au sein de l’entreprise. « C’est majoritairement le besoin de méthodes et d’accompagnement qui ressort des réponses obtenues (41%), même si celui-ci est talonné par le besoin de solutions logicielles adaptées (31%), en particulier pour les entreprises de plus de 200 employés », détaille Damien Andrieu. 17% des entreprises sondées indiquent avoir déjà mis en place les solutions nécessaires tandis 11% déclarent ne pas être concernées par le sujet.

Concernant le BIM, d’autres propositions ont été formulées telles que « la nécessité d’avoir un besoin formellement exprimé par le MOA ou la mise en place d’une obligation règlementaire, comme dans d’autres pays européens », indique M. Andrieu.

A titre de conclusion Damien Andrieu avance : « Cette étude met à jour la fragmentation du secteur de l’ingénierie et de la construction. Ce n’est que par une connaissance précise des besoins de chacun qu’il est possible d’apporter une réponse adaptée ». 

*Détail du panel ayant répondu au sondage :

- Bureaux d'études : 42 %
- Entreprises de construction : 24%
- Industrie : 8%
- Autres : 26%

1-50 employés : 44%
50-200 employés : 20%
200-2000 employés : 20%
2000 employés : 16%

R.C
Photo de une : ©Fotolia
Redacteur
filter_list

Sur le même sujet

Le manque de digitalisation pénalise les entreprises du BTP - Batiweb

Le manque de digitalisation pénalise les entreprises du BTP

Finalcad dévoile les résultats d’une enquête sur la transformation digitale dans le secteur de la construction, menée entre février et mars 2020 auprès de 400 dirigeants de grandes entreprises du BTP situées en France, en Espagne, à Singapour et au Japon. Il ressort de cette étude un retard du secteur dans la transition digitale, pourtant de plus en plus indispensable. Un retard à l’origine de problèmes de communication, de productivité et de rentabilité.
Construction et Covid-19 : la France parmi les pays européens les plus impactés - Batiweb

Construction et Covid-19 : la France parmi les pays européens les plus impactés

Une grande partie des pays européens sont touchés par le coronavirus et amorcent leur sortie de crise avec les premiers déconfinements. Malgré la reprise progressive des chantiers partout en Europe, l’Office européen des statistiques, Eurostat, a annoncé que la production dans la construction en zone euro a chuté de 14,1 % en mars, un chiffre qui reflète l’impact du coronavirus et du confinement sur l’activité de la construction en Europe.
1 milliard d’euros investi en Ingénierie et construction créerait près de 12 000 emplois - Batiweb

1 milliard d’euros investi en Ingénierie et construction créerait près de 12 000 emplois

Selon l’étude « Ingénierie et Construction : impact de la filière sur l’économie française » réalisée par le cabinet d’audit et de conseil PwC, chaque milliard d’euros investi permettrait de générer 2,3 milliards d’euros de revenus pour l’économie française et de créer 12 000 emplois. Pourtant les perspectives de croissance sont modestes : PwC estime que le marché ne devrait augmenter que d’1,1% par an sur les 10 prochaines années, et ce par manque de soutien aux investissements.