Le Gimélec invite ses partenaires à penser « économie circulaire » Vie des sociétés | 15.05.18

Partager sur :
Depuis plus de 25 ans, le Gimélec travaille au déploiement de solutions toujours plus économes en énergie et en ressources matières. Pour aller encore plus loin, l’association professionnelle, qui fédère les industriels des systèmes de pilotage et d’optimisation de l’énergie et des process, lance une nouvelle démarche : « Play EC ! L’économie circulaire, notre seconde nature ». Tous les détails.
Dans un communiqué, le Gimélec salue la parution de la feuille de route pour l’économie circulaire « qui rejoint en partie les objectifs » que l’association s’est fixée depuis de nombreuses années.

Antoine de Fleurieu, délégué général du Gimélec, explique en effet que l’engagement du Gimélec pour l’économie circulaire « est historique. Il couvre tout le cycle de vie de nos produits et équipements électriques et électroniques, de leur conception jusqu’à leur fin de vie, tout en poursuivant des objectifs ambitieux d’économies d’énergie et de création d’emplois locaux ».

Delphine Eyraud, déléguée du Gimélec, nous précise que l'éco-conception existe depuis plus de 25 ans au sein de la profession. Elle se réfère notamment à la création, il y a une vingtaine d’années, du logiciel d’analyse du cycle de vie EIME ou encore à la démarche « PEP Eco Passeport qui vise le déploiement des auto déclarations environnementale. »

« Les filières de services, de maintenance ou encore de modernisation des installations en place sont organisées de longue date en coordination avec d’autres acteurs professionnels (installateurs, exploitants, maintenanciers, etc.). Dans le cadre du Gimélec, les entreprises ont défini des référentiels de bonnes pratiques relatifs à ces services permettant l’allongement de durée de vie des produits », explique-t-elle.

« Les filières de collecte et traitement en fin de vie sont elles organisées en partenariat avec notre éco-organisme Ecosystèmes Récylum (ES-R) ou en filière individuelle », poursuit-elle.

Les entreprises du Gimélec sont ainsi « nativement impliquées dans l’optimisation énergétique des process, des bâtiments, des réseaux d’électrification et aujourd’hui des infrastructures du numérique ».

Devenir acteur de l’économie circulaire

Pour renforcer son engagement, le Gimélec a pensé une nouvelle démarche intitulée « Play EC ! L’économie circulaire, notre seconde nature ». A travers cette initiative, il invite « tous ses partenaires à penser – économie circulaire – dans les transitions digitale et énergétique en cours ». Portée par l’ensemble des adhérents, la démarche s’articule autour de 5 axes pour imaginer de nouveaux modèles plus circulaires.

Premier axe, investir dans des bâtiments intelligents et connectés pour plus d’efficacité énergétique. « Le bâtiment représente 40% de la consommation totale d’énergie en France et en Europe. Le bâtiment connecté et la gestion active de ses énergies doivent être rapidement déployés car ils permettent de réaliser jusqu’à 30% d’économie d’énergie », explique Xavier Houot, président du Comité stratégique économie circulaire du Gimélec.

Le 2e axe fait la part belle à l’autoconsommation qui, selon Antoine de Fleurieu, « constitue un véritable enjeu stratégique. Pilier de la transition énergétique, elle symbolise l’économie circulaire avec un ancrage local de l’énergie, une réduction des consommations de matières dans les réseaux et un système électrique plus performant ». A ce deuxième axe, s’ajoute le 3e qui lui prône le déploiement des réseaux électriques intelligents locaux.

4e axe, piloter la productivité d’une industrie sobre et connectée. Le Gimélec estime que les technologies de l’industrie du futur permettent « de concilier préservation des ressources naturelles et productivité ».

« La digitalisation permet d’assurer une maintenance prédictive de tous les éléments de la chaîne de production, précise Xavier Houot. Le déploiement de capteurs et de solutions d’efficacité énergétique génère une économie d’énergie annuelle globale située entre 3,5 et 6% avec des gains rapides jusqu’à 15-20% autour de processus et équipements spécifiques. »

Enfin, dernier axe, le développement d’infrastructures du numérique décarbonées, en particulier les data centers. A ce sujet, le Gimélec, en partenariat avec la Commission européenne, a contribué à la création de référentiels européens incitant à l’optimisation énergétique des data centers. Objectifs visés : - 50% de consommation énergétique, + 80% d’énergie verte et + 25% de récupération de chaleur.

La démarche « Play EC ! L’économie circulaire, notre seconde nature » est à découvrir ici.

Rose Colombel
Redacteur

filter_list Sur le même sujet

Focus sur GoFlex, le nouvel indice de flexibilité énergétique des bâtiments

Focus sur GoFlex, le nouvel indice de flexibilité énergétique des bâtiments

En décembre dernier, à l’occasion du SIMI, le Gimélec a présenté GoFlex, un nouvel indice dédié à la mesure du potentiel de flexibilité énergétique des bâtiments. La démarche, qui s’inscrit pleinement dans le cadre de R2G, première déclinaison du label R2S lancé par la SBA et Certivéa, est le fruit d’un travail collaboratif. Christophe Guyard, directeur grands comptes et relations institutionnelles chez Delta Dore nous en dit plus.
Bâtiment connecté, où en est-on ?

Bâtiment connecté, où en est-on ?

A l’occasion du Salon de l’Immobilier d’entreprise (SIMI) 2017, la Charte « Bâtiments connectés, bâtiments solidaires et humains » a été lancée. L’initiative, qui compte aujourd’hui 127 signataires, a défini un cadre de référence qui s’est concrétisé par la publication de référentiels techniques mais également par la mise en place de deux labels dédiés « Ready to Services » et « NF Habitat HQE » mention « bâtiment connecté ». Un an après le lancement de la démarche, où en est-on ?
La neutralité carbone pour le Chili en 2050 ?

La neutralité carbone pour le Chili en 2050 ?

Le Chili souhaite devenir le premier pays en voie de développement à atteindre la neutralité carbone en 2050. C’est en ce sens que le ministère de l’environnement présentera, mardi 18 juin, un projet de loi pour un passage devant le congrès entre août et septembre. Le Chili, qui accueille en décembre la COP25, espère que le texte sera adopté à cette occasion.
Pénurie de main d’œuvre, avenir incertain pour le CITE… Les obstacles à la rénovation sont encore (trop) nombreux !

Pénurie de main d’œuvre, avenir incertain pour le CITE… Les obstacles à la rénovation sont encore (trop) nombreux !

Dans une tribune parue le 11 septembre dernier, Sylvain Bonnot, PDG de Myral, revient sur le lancement du dispositif FAIRE. S’il soutient l’initiative, il estime que les obstacles au plan de rénovation énergétique des logements sont encore nombreux. Il pointe notamment les difficultés de recrutement et le manque de visibilité quant au devenir du CITE. « Nous avons besoin de clarté », estime-t-il.

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus

Accepter