Le métier d’ascensoriste toujours aussi dynamique

Vie des sociétés | 08.11.18
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Alors que la 4ème Journée Nationale de l’Ascenseur se déroule ce vendredi 9 novembre, la Fédération des Ascenseurs revient sur les chiffres clés du secteur. Avec 560 000 équipements installés, on estime à 100 millions le nombre de trajets effectués chaque jour en France. L’ascenseur se veut ainsi un partenaire essentiel du quotidien de tous les Français. Il est également un élément différenciant puisqu’il augmente la valeur d’un logement de 6%. Détails.
Les ascenseurs se veulent un partenaire essentiel du quotidien de tous les Français. Avec 100 millions de trajets effectués chaque jour, il est « le 1er moyen de transport » en France.

Il se présente comme une réponse aux problématiques de mobilité et d’accessibilité. Une étude réalisée par le cabinet Rinzen-Astères souligne qu’en France, près de 1,5 million de personnes souffrent durant leurs déplacements du domicile à la rue en raison d’un aménagement inadéquat, et particulièrement d’une absence d’ascenseur.

Cette absence a plusieurs conséquences négatives parmi lesquelles le risque de dépression et l’apparition de pathologies graves. Un risque représentant « un coût pour la société de 29,3 millions d’euros par an, en termes de traitement et de dépenses publiques ».

L’étude indique également que la mise en place d’aides, professionnelles et familiales, nécessaires pour faciliter les déplacements quotidiens des personnes âgés ou en situation de handicap coûte 900 millions d’euros par an pour l’ensemble de la société.

L’installation d’ascenseurs permettrait ainsi de réduire ces dépenses et aurait un impact direct sur l’emploi. Faciliter le trajet domicile-rue permettrait en effet de diminuer le nombre chômeurs présentant un handicap de 10% à 30%, « ce qui se traduirait par une économie de 82 à 246 millions d’euros par an pour les finances publiques ». Outre cet aspect économique, l’étude estime « qu’aucune politique de mobilité ne peut être efficace si le trajet domicile-rue n’est pas assuré ».

Un élément différenciant

L’ascenseur se veut également un élément différenciant. Une enquête Ipsos – Les Français et les ascenseurs – parue en octobre 2017, rappelle que 85% des Français jugent important l’installation d’ascenseurs dans les immeubles de moins de 4 étages et 74% estiment que l’ascenseur est nécessaire en-dessous de 4 étages.

Equiper son logement en habitat collectif procurerait une valorisation moyenne de 6%, face à une dépense à hauteur de 3% du coût de la construction. « Ainsi, installer un ascenseur dans un habitat collectif pas encore équipé induit aussi un bénéfice financier, au-delà de l’accessibilité », avance la Fédération de l’Ascenseur.

Quant aux dépenses d’entretien, l’ascenseur « est l’un des postes de charges les plus faibles d’un immeuble collectif. Une copropriété dépense en moyenne 2,70 €/m2 chaque année pour l’ascenseur, loin derrière l’eau froide (4,30 €) ou encore le chauffage (16,10 €) ». « Un ascenseur c’est 0,50 € par jour et par logement pour une superficie moyenne de 70 m2 », selon l’observatoire Les professionnels s’engagent dans l’ARC.

Rénover son ascenseur pour économiser

Le syndicat professionnel revient aussi sur l’impact environnemental des ascenseurs : « Les ascenseurs, escaliers mécaniques, élévateurs, etc. sont eux aussi engagés dans la transition énergétique. Ils tendent vers plus de sobriété grâce aux solutions et innovations développées par la profession ».

La fédération précise que les nouveaux types d’ascenseurs consomment cinq fois moins d’énergie que dans les années 1960, avec en moyenne une consommation de 650 kWh par an.

Rénover des ascenseurs anciens permettrait de diminuer de 65% les consommations. Un objectif que les ascensoristes veulent dépasser, une autonomie énergétique complète étant visée ! « Des ascenseurs alimentés par des panneaux solaires sont déjà installées auprès de bailleurs sociaux », rappelle la fédération.

Mais là encore il reste du travail à faire. Si 70% des copropriétés ont procédé aux mises aux normes requises dans le cadre de la loi SAE, 30% doivent encore faire leur mue. « Ces travaux de mises aux normes visent à améliorer la sécurité des intervenants et des utilisateurs et offrent l’opportunité d’améliorer le confort et l’usage de l’installation ».

Pour promouvoir la rénovation des équipements, la Fédération compte bien s’appuyer sur les professionnels du secteur. « La prévention fait partie de l’ADN du métier d’ascensoristes. Grâce à elle, 50% des appareils installés en France qui ont plus de 25 ans (et 25% qui ont plus de 40 ans) sont entretenus très attentivement et continuent de bien fonctionner ».

Pour 2019, 2500 recrutements sont à prévoir, les titulaires de la mention Complémentaire « Technicien(ne) Ascensoriste » étant particulièrement recherchés.

R.C
Photo de une : ©Fotolia
Redacteur
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