Smart Home et Smart Building : un marché en pleine expansion créateur d’opportunités pour les professionnels Vie des sociétés | 25.03.19

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Plus que jamais présenté comme l’observatoire de la construction, Batimat a dévoilé le 21 mars les résultats d’une étude portant sur la maison connectée et le smart building. Réalisée avec l’institut Xerfi, celle-ci revient sur la situation du marché, révélant qu'il est en pleine croissance. Le document estime ainsi que la totalité des logements neufs vendus à partir de 2021 seront connectés. Décryptage.

L’Observatoire de la Construction Tech (créé par Batimat et Gimélec) et Xerfi, institut d’études privé, ont présenté le 21 mars dernier les résultats d’une enquête menée auprès de 12 experts de plusieurs domaines spécifiques. Ceux-ci ont ainsi eu l’occasion de s’exprimer sur « la massification attendue du smart home et du smart building ».

Le document s’organise autour de trois axes, eux-mêmes composés de plusieurs enseignements sur la situation du marché. Le premier revient avant tout sur la définition du smart home et du smart building, qui font suite aux nombreuses innovations technologiques dont le secteur du BTP a fait l’objet au cours de ces 10 dernières années.

« Une définition a été actualisée et partagée par les acteurs digitaux et les opérateurs du bâtiment. ‘’C’est un bâtiment doté d’une infrastructure et d’équipements connectés capables de répondre aux nombreux cas d’usage de ses utilisateurs’’ », écrit l’Observatoire de la Construction Tech.

D’après l’organisme et les experts interrogés, l’essor des technologies a engendré de nouveaux usages qui n’existaient pas il y a encore 5 ans. In extenso, les attentes des usagers et résidents des bâtiments ont, elles aussi, évolué, portant sur le confort, les économies d’énergie ou encore la sécurité.

Plus globalement, c’est le marché tout entier qui est en pleine mutation, tiré par le non-résidentiel. « Les solutions connectées s’imposeront si les attentes des professionnels qui recherchent la facilité d’installation ainsi qu’une aide à intervention rapide de maintenance, sont prises en compte », estime l’étude.
 

La massification du smart home, un rendez-vous à ne pas manquer


Allant plus loin dans la réflexion, l’Observatoire de la Construction Tech s’est également intéressé aux opportunités qui s’offrent aux acteurs du secteur. Celles-ci diffèrent selon les différents segments. Tandis que la rénovation énergétique doit être la priorité pour le tertiaire, portée par l’installation de systèmes de gestion connectée, du côté de l’habitat, c’est le logement neuf qui devrait porter le smart home. Les professionnels de la promotion immobilière considèrent ainsi que 100% des biens vendus à partir de 2021 seront connectés.

Pour autant, plusieurs freins à la massification du smart home subsistent encore, en tête desquels des problématiques liées à la réglementation (autour de la vente d’énergie produite notamment), la technologie (manque d’opérabilités entre solutions), ou encore la société (usage des données personnelles). Pour y remédier, quatre leviers ont été identifiés par les experts interrogés dans le cadre de l’étude : la formation et l’accompagnement des installateurs, la mise en place de partenariats, l’amélioration de l’offre et les évolutions réglementaires.

Enfin, le troisième axe de l’étude est consacré à la place des acteurs digitaux et des professionnels du bâtiment, qui varie selon les différents scénarios imaginés par les experts ayant participé à l’enquête :
- Le manque de légitimité des acteurs digitaux profiterait aux opérateurs du bâtiment, dont les compétences seraient largement valorisées ;
- L’expertise des acteurs digitaux contribuerait à développer de nouvelles solutions connectées, et par là même des usages inédits, qui favoriseraient le marché ;
- Un nouveau type d’acteurs pivots pourrait apparaître, avec des compétences multiples.

« Nous avons une seule certitude : nous sommes en train d’assister à un changement profond du marché ; l’émergence des technologies décuple les opportunités tout en questionnant les modèles existants. Dans ce contexte, les acteurs du bâtiment doivent à la fois rester dans la course à la technologie mais engager la bataille du marketing de l’offre et le rapport à l’utilisateur. Pour les acteurs, la généralisation du bâtiment connecté comme nouveau standard est une façon de ne pas manquer l’opportunité de la ville et des usages de demain », conclut Guillaume Loizeaud, directeur de l’Observatoire de la Construction Tech et du salon Batimat.

F.C
Photo de Une : ©Adobe Stock

 

Redacteur

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