Sup’EnR, première école d’ingénieurs française dédiée aux énergies vertes

Vie des sociétés | 21.02.17
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En déplacement à Perpignan, Thierry Mandon, secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur, a tenu à apporter son soutien à la première école d’ingénieurs française dédiée aux énergies renouvelables. Baptisée Sup’EnR, cette dernière est habilitée par la Commission des titres d’ingénieurs (CTI) à délivrer son propre diplôme, après avoir été dépendante de Polytech Montpellier. Le point sur cette formation.
Il faut remonter à 2009 pour bien comprendre les origines de Sup’EnR, école d’ingénieurs énergies renouvelables. Cette année-là, Polytech Montpellier lance son département énergétique en partenariat avec l’université de Perpignan Via Domitia.

L’accord est assez simple : Polytech propose un diplôme certifiant aux étudiants, tandis que l’UPVD leur permet de profiter d’un environnement particulièrement dynamique sur ce secteur. Une collaboration qui sera malheureusement vite mise à mal, les termes de la convention de partenariat entraînant des déséquilibres et une mésentente sur les financements.

Le projet n’a cependant pas été abandonné, et Sup’EnR est même parvenue à se détacher de Polytech en étant reconnue par la Commission des titres d’ingénieurs (CTI). L’université de Perpignan est ainsi habilitée à délivrer son propre diplôme, désormais affiliée à l’Institut national des sciences appliquées (INSA) de Toulouse.

Assurer la bonne préparation des professionnels de demain

C’est cette initiative qu’a tenu à féliciter Thierry Mandon, secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur, qui a visité l’établissement perpignanais ce lundi 20 février. « Les énergies renouvelables vont être un marché considérable en Fance et à l’international. C’est dans des universités moyennes que l’innovation se développe le plus. Il y a une énergie farouche dans les petites et moyennes universités », a-t-il déclaré.

27 étudiants ont pu bénéficier de cet enseignement à la rentrée 2016 - un chiffre que Xavier Py, vice-président de l’université de Perpignan, espère doubler cette année. En outre, la formation s’étale sur cinq ans, à raison d’un premier cycle de deux ans effectué à l’INSA Toulouse, puis trois années dédiées au cycle ingénieur, réalisé sur le site de l’université de Perpignan.

Tout au long de leur scolarité, les étudiants sont confrontés à quatre Unités d’enseignement (UE) par semestre : « outils mathématiques et informatiques », « sciences de l’ingénieur », « culture de l’ingénieur », et « ingénierie énergétique ». C’est principalement sur ce dernier point que la formation se distingue, permettant aux futurs ingénieurs de découvrir les différentes sources d’énergie, les technologies relatives aux énergies renouvelables ou encore les enjeux de la transition énergétique.

La formation se solde par un stage de fin d’études de 6 mois, au terme duquel les étudiants doivent être notamment capables d’appliquer les procédés étudiés à l’industrie et aux bâtiments en devenant, par exemple, ingénieurs énergéticiens, chargés d’études ou encore chefs de projets énergies renouvelables.

F.C (avec AFP)
Redacteur
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