Transition écologique : budget en hausse de + 11% pour l’Ademe Vie des sociétés | 27.11.19

Partager sur :
L’Ademe renforce son soutien à la transition énergétique et vote un budget de 721 millions d’euros pour 2020, en hausse de 11% par rapport à 2019. Parmi les grands chantiers : la programmation pluriannuelle de l’énergie, l’économie circulaire, la rénovation des bâtiments ou encore le développement de l’hydrogène. Objectif visé, une réduction des émissions de gaz à effet de serre d’environ un million de tonnes d’équivalent CO2.

Réuni le 20 novembre dernier, le conseil d’administration de l’Ademe a adopté un budget de 721 millions d’euros afin de soutenir les objectifs des politiques publiques auxquelles participe l’agence.

 

350 millions d’euros sont destinés à la chaleur renouvelable, un montant en hausse de 78% par rapport à 2017, ce qui permettra de chauffer l’équivalent de près de 300 000 logements. Le budget alloué devrait contribuer à un doublement de la part de consommation d’EnR dans le mix énergétique français : 33% d’ici 2030 contre 14% en 2013. 38% de la consommation finale de chaleur devrait être d’origine renouvelable, une augmentation qui sera réalisée grâce au fonds chaleur.

 

La gestion des déchets est également au cœur de l’action de l’Ademe. Les projets soutenus par ce fonds permettront notamment de diminuer les déchets en 2020, l’objectif étant de réduire de moitié les quantités de déchets mis en décharge entre 2010 et 2025.

 

Outre la rénovation énergétique des bâtiments, l’organisme rappelle son soutien à l’hydrogène vert. Le budget adopté va permettre de continuer à accompagner les territoires précurseurs en la matière.

 

« Au global, l’Ademe pourra contribuer par ses actions à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’environ 1 million de tonnes d’équivalent CO2 », conclut un communiqué.

 

R.C
Photo de une : ©Adobe Stock

Redacteur

filter_list Sur le même sujet

À Batimat, Brune Poirson revient sur la gestion des déchets du BTP

À Batimat, Brune Poirson revient sur la gestion des déchets du BTP

En introduction d’une table ronde « Économie circulaire et bâtiment » organisée à l’initiative de Construction21 sur le salon Batimat, la secrétaire d’État à la Transition écologique est revenue sur les objectifs du projet de loi anti-gaspillage pour une économie circulaire. Durant son intervention, elle a notamment évoqué la reprise gratuite des déchets triés, le développement des déchetteries professionnelles, la création d’un Observatoire des déchets, ainsi que la mise en place d’une filière pollueur-payeur et le renforcement des sanctions.
La FFB présente deux outils pour « mieux valoriser » les déchets de chantier

La FFB présente deux outils pour « mieux valoriser » les déchets de chantier

Alors que le Gouvernement a publié, le 23 avril dernier, sa feuille de route économie circulaire, la Fédération Française du Bâtiment (FFB) annonce le lancement de deux outils à destination des artisans et entrepreneurs. Soutenus par l’Ademe, ils visent à accompagner le secteur dans la valorisation des déchets de second œuvre issus de site de démolition/réhabilitation.
Rénovation énergétique, économie circulaire… l’UFC-Que Choisir s’exprime

Rénovation énergétique, économie circulaire… l’UFC-Que Choisir s’exprime

Alors que le Gouvernement a présenté il y a peu le plan de rénovation énergétique des bâtiments et la feuille de route pour l’économie circulaire, l’UFC-Que Choisir revient sur l’essentiel des propositions. Son président, Alain Bazot, rappelle notamment l’importance de mettre en place des « règles claires » et des « mesures concrètes qui obligent les professionnels ».
Filière pollueur-payeur : le bâtiment réclame une alternative à la REP

Filière pollueur-payeur : le bâtiment réclame une alternative à la REP

La FFB, la Capeb, l’Unicem, la FNBM, Federec, et d’autres organismes, ont publié ce mardi 3 décembre une tribune demandant au gouvernement de réintroduire l’idée d’un système alternatif à la responsabilité élargie du producteur (REP) dans le projet de loi anti-gaspillage pour une économie circulaire. La REP risquerait en effet de faire augmenter le coût des matériaux de construction de 8 à 10 % et de provoquer un surcoût de 2 milliards d'euros par an pour la filière du bâtiment.

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus

Accepter