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Wirquin Pro met les femmes et les hommes sur un pied d’égalité

Publié le 07 mars 2019

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Chez Wirquin Pro, fabricant français d’équipements sanitaires pour la maison, la parité c’est une priorité ! Selon les chiffres communiqués par la société, 52% des salariés sont des femmes. Pour en savoir plus, nous avons donné la parole à trois d’entre elles : Maryline Camus, responsable commerciale Région Ouest, Marine Godisiabois, commerciale Nord Normandie, et Agnès Legoff, ajusteur-érodeur-mouliste au sein de l’usine de Carquefou.
Wirquin Pro met les femmes et les hommes sur un pied d’égalité - Batiweb

Choisir le bâtiment n’est pas toujours un hasard. Maryline Camus, responsable commerciale Région Ouest, révèle aimer ce milieu d’activité « pour son côté un peu rude ». Elle souligne comme tant d’autres salariées que le secteur est « encore très connoté masculin » et que les femmes « se font trop rares ».

« Le plus difficile dans ce secteur est de démontrer que tout en étant femme, en talon et en jupe, on peut être compétente sur des produits techniques peu « glamour ». Nos clients cherchent souvent au départ à tester notre technicité ou notre compréhension de leurs problématiques pratiques. Il est impératif d’avoir du caractère, et du répondant parce qu’ensuite, la relation est très souvent de confiance et respectueuse ».

Si l’on trouve parfois moins de femmes commerciales dans le milieu, Maryline Camus estime que c’est « à cause des contraintes de vie et des déplacements fréquents ». Mais elle en est sûre : « les femmes peuvent intégrer toutes les filières pour peu que l’on valorise les différents métiers dès l’école, sans à priori ni discrimination. L’école doit les conforter dans leurs capacités à exercer dans le bâtiment. Et alors la nouvelle génération sera plus audacieuse dans ses choix ».

Le rôle des établissements scolaires

L’école. C’est là qu’Agnès Legoff, ajusteur-érodeur-mouliste, a commencé l’aventure BTP. Elle explique : « L’entreprise Wirquin a contacté mon école (Lycée Sud du Mans) dont je suis sortie diplômée (fraiseur/mouliste + BEP micro-mécanique). Mon profil a retenu leur attention. J’ai passé un entretien qui s’est transformé en une embauche, je faisais mes premiers pas dans la vie active ».

« Quand je suis arrivée, il y avait un homme en poste qui m’a formé dans l’atelier. Au début, cela faisait sourire certains hommes de voir une femme à ce poste. Je pense que c’était tout simplement de la curiosité de leur part ».

Agnès Legoff dit avoir de « très bonnes relations » avec chacun des membres de l’entreprise. En plus des fonctions qu’elle occupe depuis 31 ans, elle est secrétaire du CE depuis 8 ans. Elle relève la « très bonne ambiance » du groupe. C’est « une entreprise familiale où il est agréable de travailler ».

Comment envisage-t-elle l’avenir des femmes dans le monde du bâtiment ? Agnès Legoff est plutôt positive. « Chez Wirquin, il y a plus de femmes que d’hommes : au sein des bureaux et des chaines d’assemblage ». « Je travaille dans un environnement uniquement masculin (l’atelier étant uniquement constitué d’hommes). Je m’y sens bien. Je pense que les femmes osent plus qu’avant s’imposer sur des métiers identifiés comme masculin ».

Un travail « fait pour les hommes » ?

Marine Godisiabois, commercial Nord Normandie, est pour sa part arrivée par hasard dans le milieu après avoir évolué dans l’industrie du papier et dans la grande distribution. « A mon entretien d’embauche, on m’a demandé si j’acceptais « ce poste fait pour les hommes ». J’ai accepté de tenter ».

Marine Godisiabois n’avait en effet rien à perdre mais tout à gagner. « J’ai été prise en charge quelques jours en intégration au siège pour tous les aspects du poste (commercial, administratif, produits etc.). Puis j’ai « tourné » avec deux collègues sur Paris et Bordeaux. Collègues masculins, j’étais la troisième commerciale femme (et la plus âgée) parmi tous les commerciaux ».

De par son expérience et de la « volonté d’égalité de plus en plus voulue » par Wirquin, elle imagine que la présence des femmes dans le BTP va s’intensifier. C’est « en forte progression ». Elle se réfère aussi à « l’automatisation et à la diminution de la pénibilité de par l’outillage et l’informatisation ».

Les femmes doivent-elles se lancer dans le BTP ? La réponse est oui ! Marine Godisiabois leur conseille « de ne même pas se poser la question de la différence, d’y aller, d’être un collègue avant tout. Après, à elle de créer l’ambiance courtoise, voir amicale et d’entraide pour quand elle en aura besoin ».

Agnès Legoff souligne l’importance d’avoir « du caractère. Je dirais à toutes femmes de foncer si elles aiment le milieu du bâtiment ». Un avis que rejoint Maryline Camus. Elle recommande aux femmes « de se lancer sans avoir peur des jugements ».

Et parmi les qualités qui les auraient aidées à obtenir leur poste ? Autonomie, connaissances commerciales, compétences techniques, selon Maryline Camus. « Mon savoir-faire technique », ajoute Agnès Legoff. Marine Godisiabois insiste elle sur son CV et expériences antérieures. Et aussi, « ma volonté de réussir, ma disponibilité. Le fait d’avoir travaillé auparavant dans des secteurs masculins et le fait de ne pas faire de différence. Le fait d’avoir une directrice et non un directeur a dû aider ».

Rose Colombel
Photo de une : de gauche à droite, Maryline Camus, Agnès Legoff et Marine Godisiabois

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