Covid-19 et ventilation : Kingspan rappelle les principaux indicateurs à mesurer

Vie pratique | 01.06.21
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La pandémie liée au Covid-19 a remis en lumière un élément important : la ventilation des bâtiments pour améliorer la qualité de l'air intérieur (QAI). Les spécialistes s'accordent à dire que son contrôle est primordial pour limiter la propagation des virus et bactéries en intérieur. Dans le cadre du déconfinement, Serge Chalmandrier, responsable ingénierie solutions de ventilation au sein de Kingspan Light + Air, revient sur les principaux indicateurs à mesurer.

En septembre dernier, le Cerema publiait les résultats d'une enquête indiquant que 50 % des systèmes de ventilation installés dans les logements neufs n'étaient pas conformes. L'organisme formulait également neuf propositions prioritaires, notamment en termes de contrôles.

 

Quelques mois plus tard, 40 scientifiques du monde entier signaient à leur tour un texte dans la revue Science, appelant à mettre en place de nouvelles normes pour améliorer la qualité de l'air intérieur (QAI) des bâtiments, notamment par la ventilation. Les scientifiques proposaient des « certificats de ventilation » pour inciter les bonnes pratiques, mais aussi à développer de nouvelles innovations plus efficaces.

 

Dans le contexte du déconfinement et du retour progressif dans des espaces clos (commerces, bureaux etc.), Kingspan Light + Air, spécialisé dans la ventilation, revient de son côté sur les principales informations à savoir sur la qualité de l'air intérieur et la transmission du Covid-19.

 

Serge Chalmandrier, responsable ingénierie solutions de ventilation au sein de Kingspan Light + Air, rappelle tout d'abord que nous passons 80 % de notre temps à l'intérieur de bâtiments (logements, bureaux, écoles, commerces...) et que la « pollution » de l'air y est 10 fois plus élevée qu'en extérieur, que ce soit en termes de CO2, de composés organiques volatils (COV), de virus ou de bactéries.

 

Concernant le Covid-19, la durée de vie du virus dans l'air serait de 3 heures, notamment via les micro-gouttelettes qui circulent dans l'air ambiant. Les résultats d'une étude intitulée A guideline to limit indoor airborne transmission of Covid-19 indiquent par ailleurs qu'en intérieur, le risque de contamination serait exactement le même que l'on soit à 1,8 mètres ou à 18 mètres de la personne infectée.

 

Température, taux d'humidité, CO2... des indicateurs à contrôler

 

Pour limiter le risque de contamination, Serge Chalmandrier souligne qu'il peut être intéressant de contrôler la température intérieure - qui doit être supérieure à 20°C selon Massachusetts Institute of Technology – ainsi que le taux d'humidité.

 

« La température réduit le risque de contamination car les gouttelettes contaminées s’évaporent plus rapidement quand il fait chaud. La chaleur ne tue pas le virus mais ralentit sa progression. L’humidité réduit également la contamination : l’humidité dans l’air augmente le poids des gouttelettes contaminées et ces dernières chutent au sol plus rapidement », explique le spécialiste.

 

Il est également primordial d'aérer régulièrement la pièce, « de 5 à 10 minutes, à raison de 5 fois par jour », selon Serge Chalmandrier. Mais la simple aération ne suffit pas, et la ventilation doit venir en complément : « L’aération permet de renouveler brièvement une certaine quantité d’air en ouvrant les portes et fenêtres pour créer un flux d’air et évacuer l’air vicié. La ventilation, elle, renouvelle en permanence l’air intérieur », insiste-t-il. Et de préciser : « La ventilation est dite « naturelle » quand le système installé dans le bâtiment utilise les forces motrices naturelles que sont le tirage thermique et le vent pour extraire l'air vicié des locaux et apporter l'air neuf de l'extérieur ».

 

Outre la lutte contre les virus comme le Covid-19, la ventilation permet également de réduire le taux de CO2, pouvant impacter la santé et le bien-être des occupants : « Une étude américaine a démontré une corrélation entre absentéisme scolaire et concentration de CO2. Chaque augmentation de CO2 de + 100 ppm (partie par million) à partir du seuil de 1 000 ppm engendre une demi-journée d'absentéisme scolaire. Le symptôme de fatigue intellectuelle débute (pour les personnes les plus sensibles) aux alentours de 1 000 ppm, et le plafond maximal recommandé pour le CO2 est fixé à une valeur limite de 1 500 ppm », indique également Serge Chalmandrier

 

Claire Lemonnier

Photo de une : Adobe Stock

 

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