En 2017, l’Unsfa ne compte pas baisser la garde… bien au contraire ! Architecture | 24.01.17

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A l’occasion de la présentation de ses voeux, Régis Chaumont, Président de l’Unsfa est revenu sur les actions menées en 2016, une année qui selon lui, a rendu l’organisation patronale « plus solide ». Pour 2017, la priorité sera de redonner toute son importance à l’architecture afin que la profession ne soit plus « mise à l’écart ». L’Unsfa invite ainsi ses adhérents à ne pas « baisser la garde » et à travailler « ensemble » sur de nouveaux chantiers.
Pour Régis Chaumont, la cérémonie des vœux n’est pas uniquement l’occasion de se dire « bonne année ». C’est surtout un moment d’échanges pour « rappeler ce qui a été fait, affirmer avec détermination ce que nous allons faire » et « partager notre confiance ».

Jeudi 19 janvier, le Président de l’Unsfa a réuni ses adhérents pour faire le bilan d’une année 2016 contrastée. En effet, si des mesures ont donné de « nouveaux signes encourageants » pour l’architecture, la profession n’en demeure pas moins inquiète.

Régis Chaumont rappelle notamment que les architectes subissent les conséquences de la crise, de la concurrence « ravageuse de l’ingénierie publique » ou encore de « l’ubérisation des services qui peut réduire à néant le métier ».

Il regrette par ailleurs « la faiblesse de la culture et de la sensibilité architecturale généralisée à tout notre pays » et s’inquiète des conséquences des « scénarios catastrophiques de la construction privée sans architecte » alors même que les architectes sont « la garantie absolue apportée à tous nos concitoyens ».

Le Président de l’Unsfa se réfère aussi aux « fameux seuils qui empêchent tant de monde, tant d’espaces bâtis, de rentrer en architecture » et à la « responsabilité démesurée » supportée par la profession. Enfin, il regrette le choix « des gens qui n’ont pas recours à l’architecte parce que trop rêveur, trop cher, trop lent, trop compliqué, trop, trop, trop (…). Au final, trop n’est jamais assez », estime-t-il.

Poursuivre l’action

Dans ce contexte, l’Unsfa appelle ses adhérents à ne pas baisser la garde, à continuer leur action et à ouvrir de nouveaux chantiers. « 2016 nous a permis d’affirmer notre représentativité patronale. Il faut convaincre nos consœurs et confrères de la nécessité d’être encore plus nombreux dans la représentation syndicale. »

Pour M. Chaumont, les réponses aux défis de l’architecture se trouvent sur le terrain, « le terrain de nos expériences, le terrain de nos échanges, de nos travaux, de nos actions ».

« Tout au long de l’année passée nous avons maintenu en permanence les discussions avec nos parlementaires pour que la loi LCAP ne soit pas détricotée. Nous avons développé en 2016 nos outils et notre capacité d’anticipation dans les pratiques professionnelles », dit-il.

Pour 2017, les objectifs sont ainsi de « gagner le challenge de la représentativité patronale » en augmentant encore le nombre d’adhérents ; de mener à terme « notre proposition d’enregistrement des demandes de permis de construire avec le soutien de l’Ordre et des ministères », de conduire la réflexion sur les responsabilités exorbitantes imputées aux architectes ou encore de structurer les réseaux de communication et les réseaux entre architectes.

Redonner toute son importance à l’architecture

Le but est simple : l’Unsfa compte bien défendre la profession et redonner toute son importance à l’architecture, et pour cela, elle encourage ses adhérents à s’inscrire dans le débat politique. Il faut accompagner la mise en œuvre de la loi LCAP dans sa dernière ligne droite, protéger les marchés publics, réinvestir les marchés privés « en étant les chefs de projet » et le champ de l’urbanisme, estime-t-elle.

Défendre la profession c’est également défendre un niveau d’honoraires « qui donnent du dynamisme à des entreprises d’architecture » pour un travail de qualité avec des équipes « compétentes formées, motivées et correctement rémunérées », souligne M. Chaumont.

Concernant les formations, l’Unsfa revendique une formation initiale de qualité, dynamique et efficace, et souhaite porter « le BIM en avant et l’architecte comme BIM Manager » ainsi que la transition énergétique.

« Mettons les architectes sur le devant de la scène. Pour avoir plus d’architecture, des espaces mieux conçus et mieux réalisés. Pour l’harmonie et l’enchantement de l’espace construit », conclut-il.

R.C
Photo de une :©Gil Lefauconnier (De gauche à droite : Régis Chaumont, Président de l'Unsfa et Patrick Bloche, député de Paris, Président de la commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale).
Redacteur

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