La Chapelle royale de Versailles se refait une beauté Architecture | 21.06.19

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Lancée en mars 2018, la rénovation de la Chapelle royale de Versailles fait intervenir de nombreux corps de métiers. Ces derniers œuvrent pour redonner son éclat à l’édifice sacré qui doit recouvrer son état originel et se couvrir de feuille d’or. Parmi les mécènes, Saint-Gobain renoue avec son passé en participant à la restauration des vitraux en glace. Les travaux devraient durer jusqu’en 2020.

Depuis mars 2018, un vaste chantier a été lancé pour restaurer la Chapelle royale de Versailles, accolée à son fameux château. Cette restauration intervient 40 ans après la première et a été rendue possible grâce au mécénat de la Fondation Philanthropia, mais aussi de Saint-Gobain, Dior et JCDecaux.

 

Ce monument faisait partie de la « liste des urgences » selon Catherine Pégard, présidente du château de Versailles depuis 2011. A rénover en priorité : la couverture, les parements, et les vitraux.

 

La toiture de nouveau parée de feuille d’or

 

Construite entre 1699 et 1710 par Jules Hardouin-Mansart, la Chapelle royale est entre les mains d’une multitude de corps de métiers experts dans la conservation du patrimoine : maîtres couvreurs, maîtres charpentiers, tailleurs de pierre, sculpteurs, maîtres verriers, vitriers, doreurs, serruriers, etc. autant de savoir-faire pour restaurer la toiture de plomb, la charpente de chêne, les 1800 vitraux, ainsi que les statues et bas-reliefs.

 

Fait notable : la toiture devrait retrouver son apparat d’antan en étant recouverte de feuille d’or. Un détail laissé de côté lors d’une première grande restauration au XIXe siècle. « La France était en guerre et n’avait pas les moyens financiers de redorer les toitures. C’eut été indécent », précise Frédéric Didier, architecte en en chef des Monuments historiques et maître d’œuvre du chantier, avant d’ajouter : « aujourd’hui, on le fait, car Versailles le mérite ».

 

Les vitraux confiés à Saint-Gobain, un clin d’œil à l’Histoire

En 1665, Louis XIV crée la Manufacture royale des glaces, devenue Saint-Gobain, qui fournira les miroirs de la galerie des Glaces et la glace des vitraux de la Chapelle royale. La « glace », c’est un verre épais et transparent, « qui laisse entrer la lumière àflots », précise Saint-Gobain.

Des analyses ont été effectuées sur ces glaces afin de mieux distinguer les verres d'origine et ceux provenant des dernières restaurations. « Elles sont une aide précieuse pour les travaux et apportent également une meilleure connaissance de cet ensemble vitré exceptionnel », se réjouit Saint-Gobain. Avec ce chantier, l’entreprise renoue donc avec son histoire. 

Après l’incendie de Notre-Dame, toutes les précautions sont de mise

« Les travaux sont menés sous haute surveillance, 24 heures du 24, avec des contrôles humains réguliers sur chaque « point chaud », caméras thermiques, et détecteurs de fumée disposés sur tout le chantier afin de prévenir tout risque d'incendie et éviter que la tragédie qu'a connue Notre-Dame de Paris ne se reproduise à Versailles », souligne Sophie Lemonnier, directrice du patrimoine et des jardins du château, et maître d'ouvrage des travaux.

 

Du point de vue du budget, les travaux devraient coûter 16 millions d’euros, financés à hauteur de 11 millions d’euros par la fondation Philanthropia.

 

Pour rénover les 28 statues monumentales de la balustrade extérieure, représentant les apôtres et allégories des vertus chrétiennes, une campagne « d’adoption » est également ouverte aux particuliers.

 

C.L

Photo de une : ©Adobe Stock

Redacteur

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