1ère Biennale d’architecture et de paysage à Versailles : le Grand Paris à l’honneur Architecture | 03.04.19

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Les contours de la première Biennale d’architecture et de paysage en Île-de-France (Bap !) se précisent. Alors que l’événement débutera dans tout juste un mois et se tiendra jusqu’au 13 juillet prochain à Versailles, la Société du Grand Paris a en effet détaillé le contenu du pavillon Horizon 2030, composé d’une centaine de maquettes présentant les 68 futures gares du Grand Paris Express. Ces dernières seront exposées dans l’ancienne Poste de Versailles, en friche depuis maintenant plusieurs mois.

Initiative de la région Île-de-France, la toute première Biennale d’architecture et de paysage (Bap !) en Île-de-France débutera le 3 mai prochain à Versailles et se déroulera jusqu’au 13 juillet.
 

La première BAP en Île-de-France, un événement attendu


L'évènement qui « vise à promouvoir un dialogue fécond entre citoyens, élus, architectes, paysagistes, urbanistes et créateurs pour inventer la ville de demain », se tiendra dans six lieux emblématiques de la ville, et notamment dans l’Ecole nationale supérieure de paysage et l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Versailles. Des événements associés à la Biennale seront également organisés au sein du château et dans toute la ville.

 

« Cette première Biennale d’architecture et de paysage est un événement majeur et fondateur pour la Région Île-de-France qui mène, depuis le début de la mandature, une politique d’aménagement et d’urbanisme à la fois innovante et durable, ambitieuse, et tournée vers l’homme, la nature et la ville », a déclaré Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France.


Le thème « L’homme, la nature, la ville » a d'ailleurs été retenu pour cette première édition portée par François de Mazières, maire de Versailles depuis 11 ans et commissaire général de cet événement.

« Comme son nom l’indique, il s’agit d’une Biennale d’architecture et de paysage qui associe étroitement ces deux thématiques trop souvent envisagées séparément. Or le défi des urbanistes du XXIe siècle est justement de proposer une vision globale, holistique, qui prenne en compte les grands sujets mis en lumière par la COP : le réchauffement climatique, la pollution, l’urbanisation galopante, le manque de terres cultivables… La première ambition de la Bap est donc de montrer qu’architectes et paysagistes, mais aussi penseurs, artistes, entrepreneurs, élus et bien sûr citoyens ne peuvent plus agir séparément, chacun de leur côté. Cette biennale veut créer un dialogue, une dynamique fertile afin de protéger les terres cultivables et de promouvoir une cité à visage humain (…) Aux créateurs du XXIe siècle, maintenant, de repenser nos modèles de développement urbain, mais cette fois à l’échelle de toute l’Île-de-France et non plus d’une seule ville », estime le maire de Versailles.

« J’ai souhaité que le visiteur commence par une expérience très forte, celle de la découverte de la Galerie des Sculptures et des Moulages. Ce lieu magnifique et inconnu, qui sera pour la première fois ouvert au public, abrite deux trésors : la collection des moulages de l’ancienne École des Beaux-Arts de Paris et celle des sculptures les plus précieuses du château de Versailles, qui toutes deux nous interrogent sur la notion de permanence et d’évolution dans l’art », explique François de Mazières.

Autre site important, « le Potager du roi, où se trouve l’École nationale de paysage. Là sera posée cette question cruciale : comment nourrir la ville en la mariant plutôt qu’en l’opposant à son environnement naturel », ajoute-t-il.

 

 

Les maquettes des futures gares du Grand Paris dans l’ancienne Poste de Versailles

Actuellement en friche, l’ancienne Poste de Versailles, d’une surface de 1200m2 et située à quelques mètres du château, sera quant à elle réaménagée pour accueillir une centaine de maquettes présentant les 68 gares du nouveau métro.

« C’est un lieu en transition idéal pour évoquer l’immense chantier du métro du Grand Paris. Dans ce vaste et lumineux espace seront révélés les plans et maquettes des 68 nouvelles gares. On y découvrira aussi des zooms sur plusieurs grands chantiers connexes : celui des prochains Jeux Olympiques, celui du pôle scientifique de Saclay et celui des nouveaux quartiers créés autour des gares », détaille le maire.

En accès libre pendant toute la durée de la Biennale, le pavillon « Horizon 2030 » exposera plusieurs créations inédites, des immersions numériques, ainsi que de nombreux projets d’architectes. En plus des maquettes, un « jardin des terres », issues des travaux de creusement du métro interrogera la place de la nature dans la ville. Une œuvre monumentale de l’artiste québécois Michel de Broin, prenant la forme d’un escalier infini, fera aussi écho au tracé du nouveau métro. Une fresque immersive à la fois historique, prospective et cartographique racontera également les évolutions depuis près de deux siècles des liens entre mobilités et urbanisme dans la capitale et sa région. Enfin, un laboratoire des paysages alimenté par des photographies, des cartes et des travaux de paysagistes, questionnera les rapports entre la ville et son environnement, entre le minéral et le végétal.

« Nous avons conçu ce pavillon comme un lieu vivant et un grand laboratoire des paysages. Il accueillera des architectes, bien sûr, mais aussi des paysagistes, des artistes, des historiens, des designers... Nous souhaitons que les visiteurs prennent conscience des coulisses et de l’envers du décor de ce chantier titanesque. En s’inscrivant dans cette belle initiative de la Région, il s’agit de répondre de manière vivante à la curiosité des citoyens et à leur volonté d’être partie prenante du projet. Les experts ou les techniciens ne pourront pas inventer seuls dans leur coin ce Grand Paris qui va bouleverser nos modes de vie et notre approche de la ville » a déclaré Thierry Dallard, président du directoire de la Société du Grand Paris.

Pendant toute la durée de la Biennale, ce pavillon « Horizon 2030 » accueillera en effet des débats avec des architectes, des conférences et des balades urbaines. Parmi ces rendez-vous, les « apéros archibio » du Grand Paris Express auront lieu chaque samedi à 17 heures, ainsi que des ateliers pour les enfants et les adultes en semaine et le week-end.

C.L.

Photo de Une : ©Adobe Stock

 

Redacteur

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