La Ville de Paris déterminée à lutter contre les abus liés aux locations type Airbnb Collectivités territoriales | 27.09.17

Partager sur :
Alors que Paris s’apprête à mettre en œuvre le décret ‘’Airbnb’’, le Conseil de la ville a voté mardi la baisse du nombre maximum de nuitées autorisées pour les locations touristiques de courtes durées. Déterminée, la municipalité a également indiqué qu’un Observatoire de la location meublée touristique serait prochainement créé afin d’éviter les abus.
Publié au Journal officiel le 30 avril dernier, le décret ‘’Airbnb’’ vise à permettre aux grandes villes touristiques de mieux contrôler les plateformes de locations. Une aubaine pour la capitale française, qui a accueilli plus de 30 millions de visiteurs l’année dernière.

Rien d’étonnant, donc, à ce que la Ville de Paris ait décidé d’appliquer ce fameux décret d’ici la fin de l’année. « Nous sommes très déterminés », affirmait Bruno Julliard, premier adjoint au maire, à l’annonce de la mise en œuvre de cette réglementation, en juin dernier.

Le Conseil de Paris prend ses dispositions

Et les dernières décisions prises par le Conseil de Paris semblent clairement témoigner de cette volonté de lutter contre les abus ! En effet, la Ville a voté mardi 26 pour que le nombre maximum de nuitées autorisées pour les locations type Airbnb soit « significativement baissé », alors qu’il est fixé à 120 actuellement.

En complément, un Observatoire de la location meublée touristique sera mis en place dans les six prochains mois à Paris. Une rencontre avec d’autres grandes villes françaises devrait également être organisée afin de « travailler à une régulation concertée ».

Adjoint au maire de Paris en charge du Logement et de l’Hébergement d’urgence, Ian Brossat a quant à lui rappelé qu’« un logement sur quatre ne sert plus à loger des Parisiens » dans les quatre premiers arrondissements de la capitale. D’après lui, 754 000 euros d’amendes auraient été réclamées par la justice depuis le début de l’année pour punir les diverses infractions à la réglementation.

F.C (avec AFP)
Photo de Une : ©Fotolia
Redacteur

filter_list Sur le même sujet

Locations touristiques illégales : les amendes pleuvent à Paris

Locations touristiques illégales : les amendes pleuvent à Paris

Plus de 1,3 millions d’euros : c’est la somme totale que représentent les amendes infligées depuis le début de l’année aux propriétaires parisiens qui se risqueraient à louer illégalement leurs biens à des fins touristiques. Sans surprise, la pateforme Airbnb est largement responsable de ces abus – preuve, s’il en est, de la nécessité pour la Ville de Paris d’appliquer le décret éponyme afin de renforcer le contrôle du dispositif de location touristique. Explications.
Un particulier louant plusieurs biens est considéré comme professionnel

Un particulier louant plusieurs biens est considéré comme professionnel

Avis aux utilisateurs abusifs d’Airbnb et autres méthodes de location ! D’après la Cour de cassation, une personne disposant de plusieurs logements locatifs doit être considérée comme professionnelle. Ce sont alors les règles du Code de commerce qui doivent être appliquées au loueur. Le locataire, de son côté, est toujours considéré comme un consommateur non-professionnel.
Le décret

Le décret "Airbnb" mis en œuvre dès décembre à Paris

Le 30 avril dernier était publié au Journal officiel le fameux « décret Airbnb », censé permettre aux villes de mieux contrôler l’usage des plateformes de locations de courtes durées. Une mesure que la Ville de Paris a décidé d’adopter, et de mettre en application dès décembre prochain afin d’éviter les abus. De bon augure pour les hôteliers franciliens, dont l’activité était grandement concurrencée par les utilisateurs de ces services.
Après Paris, Bordeaux succombe aussi au décret Airbnb

Après Paris, Bordeaux succombe aussi au décret Airbnb

À Bordeaux, plus de 6 000 logements meublés sont référencés sur la plateforme de location de courte durée Airbnb – un chiffre qui ne cesse d’augmenter d’année en année. Et si, jusqu’à présent, les communes n’avaient aucun moyen efficace pour contrôler cette pratique, le « décret Airbnb », publié le 30 avril dernier, pourrait bien changer la donne. Une opportunité que n’a pas manqué de saisir le fief d’Alain Juppé, qui appliquera cette réglementation dès le 1er mars 2018.

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus

Accepter