Le ministère du travail veut faire de l’apprentissage une voie d’excellence Collectivités territoriales | 14.11.17

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70% des apprentis trouvent un emploi dans les sept mois suivant leur formation et pourtant en France, seuls 7% des jeunes sont en apprentissage. Pour donner un nouveau souffle à cette filière, le ministère du Travail a lancé, vendredi 10 novembre, une vaste concertation. L’objectif : encourager les entreprises et les 18-25 ans à s’engager dans cette voie.
En matière d’apprentissage, la France fait figure de mauvaise élève. En effet, alors qu’en Allemagne, 15% des jeunes se sont lancés dans l’aventure, ils ne sont que 7% en France. Pourtant, comme le rappelle le ministère du Travail, les avantages de l’apprentissage sont considérables.

70% des apprentis trouveraient un emploi dans les sept mois suivant leur formation et le taux d’insertion d’un apprenti peut être jusqu’à 20% plus élevé que pour un jeune issu d’un cursus « classique ». De quoi motiver les 18-25 ans !

Pour les entreprises, l’apprentissage semble aussi être une solution rentable. 57% des entreprises ayant eu un apprenti réembauchent un autre apprenti dans les deux ans qui suivent. Et près de 3 entreprises sur 4 jugent que son coût est compensé par sa valeur ajoutée.

Pour redonner un souffle à l’apprentissage et convaincre un plus grand nombre de son utilité, le ministère du Travail a lancé, aux côtés des ministères de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, une vaste consultation. La France doit rattraper son retard et faire de l’apprentissage une « filière d’excellence ».

Transformer véritablement l’apprentissage

Lors du lancement de la concertation, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a déclaré : « Tout le système doit tourner autour de l’entreprise et des jeunes, alors qu’aujourd’hui c’est l’entreprise qui tourne autour du système. C’est ce qui explique que nous ayons si peu d’apprentis en France. »

« La réponse doit être à la hauteur des attentes des jeunes. L’apprentissage doit devenir une aspiration personnelle autant qu’un choix professionnel. » Pour opérer une véritable transformation de l’apprentissage, les trois ministères se sont engagés à « lever les verrous. C’est pourquoi tous les sujets seront mis sur la table de la concertation avec l’ensemble des acteurs. »

La concertation sera menée par Sylvie Brunet, présidente de la section Travail et Emploi du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Elle s’articulera autour de 4 groupes de travail consacrés à l’orientation scolaire, l’apprentissage en entreprise, la gouvernance et le financement, et enfin les formations. Fin janvier, un rapport de synthèse sera rédigé. Il alimentera le projet de loi qui sera déposé au Parlement mi-avril.

Qu’en est-il de l’apprentissage dans le BTP ?

Si les opportunités en matière de formation sont variées, les entreprises du BTP peinent à recruter. L’apprentissage se présente ainsi comme une solution pour attirer plus de jeunes.

En juin dernier, le CCCA-BTP est d'ailleurs parti à la conquête des 15-30 ans. Dans un communiqué l’organisme informait que les entreprises du BTP proposaient au niveau national près de 4 000 contrats d’apprentissage. L’apprentissage dans le BTP, ce sont des formations « offrant un projet professionnel solide et, à terme de véritables possibilités d’évolution dans les métiers du secteur ».

A travers cette campagne de communication, le CCCA-BTP chercait à non seulement accompagner les entreprises dans leur démarche de recrutement mais aussi « à améliorer l’image de la voie de l’apprentissage BTP, en mettant en lumière un réseau de CFA du BTP qui forme les meilleurs talents et dont l’excellence des parcours de formation permet aux jeunes de remporter des médailles dans les compétitions internationales comme les Olympiades des Métiers ».

R.C
Photo de une : ©Fotolia
Redacteur

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