Des engins électriques testés sur des chantiers Vinci Construction
Publié le 08 janvier 2026, mis à jour le 08 janvier 2026 à 17h10, par Virginie Kroun

Les Paveurs de Montrouge, filiale de Vinci Construction, teste sur 21 chantiers de mise en œuvre d’enrobés en Île-de-France des engins électriques, « depuis plusieurs mois ». Il s’agit de deux machines fournies par le groupe Ammann.
Un finisseur et compacteur à l’épreuve
D’abord le finisseur électrique à chenilles eABG 4820. « Compact et silencieux », le modèle propose une largeur de pose de 2,50 à 6,50 mètres. Le tout pour une autonomie d’un jour, via des batteries Li-ion 600V dont le temps de charge s’élève à 1,5 heures en courant continu et de 12 heures en courant alternatif, et avec une capacité installée est de 270 kWh.
Le compacteur léger tandem électrique eARX26, quant à lui, présente à peu près les mêmes caractéristiques que le premier modèle. On retient sa capacité ce compaction d’enrobées de 2 à 10 cm. Ses batteries LiFePO4 48V assurent une autonomie de 2 jours, pour 6h de travail continu. Son temps de charge est 3,5 heures sur courant continu et de 12h sur courant alternatif.
« Cette expérimentation en conditions réelles visait à valider la performance, l’autonomie, l’ergonomie et la logistique de recharge de ces engins nouvelle génération, parfaitement adaptés aux exigences des zones à faibles émissions », affirme Vinci Construction.
Un « confort d’utilisation » approuvé sur le terrain
L’expérimentation de ces engins ont présenté des résultats concluants sur ces caractéristiques.
Leur autonomie sur des journées complètes est confirmée, tandis que le « confort d’utilisation a été largement apprécié par les équipes sur le terrain », selon le major du BTP.
Notamment d’un point de vue sonore, l’électrification réduisant les bruits de moteurs. De quoi améliorer les conditions de travail des compagnons, comme la qualité de vie des riverains et habitants alentours, y compris pour les chantiers de nuit.
N'oublions pas l’empreinte carbone. Par exemple, entre un finisseur thermique et un finisseur électrique, les émissions de CO2 baissent de 94,5 %. Ce qui doit conforter Vinci Construction ses objectifs de réduction de 40 % de ses émissions d’ici 2030 par rapport à 2018, sur les scopes 1 et 2. Fin novembre, le major présentait d'ailleurs sa nouvelle solution de rafraîchissement urbain.
Autre argument du groupe : l’adaptabilité de ces matériels au Plan Climat de Paris, « qui promeut des chantiers plus sobres et respectueux de la qualité de vie urbaine ».
Par Virginie Kroun














