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Les énergies renouvelables, moins chères que les combustibles fossiles ?

Dans un rapport, l’agence inter-gouvernementale pour la transformation énergétique mondiale (IRENA) compare les prix et performances des énergies renouvelables à ceux des combustibles fossiles. Les résultats de 2020 considèrent les énergies renouvelables comme une nouvelle alternative plus intéressante.
Publié le 23 juin 2021

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Les énergies renouvelables, moins chères que les combustibles fossiles ? - Batiweb

156 milliards USD d’économies potentielles, coût de la production de 162 GW, inférieure à celle des combustibles fossiles les moins chers… Décidément les énergies renouvelables ont le vent en poupe. Le succès s’observe du côté des pays émergents, qui voient toutes les bonnes raisons d’abandonner le charbon au profit des énergies renouvelables.

Il faut dire que le coût de ces énergies continue de baisser, selon le rapport Coût de la production d’énergie renouvelable en 2020 livré par l’IRENA. Ainsi, le prix du solaire thermique à concentration (CSP) a baissé de 16 %, suivi par celui de l'éolien terrestre de (-13 %), de l'éolien offshore (-9 %) ainsi que du solaire photovoltaïque (-7 %). En dix ans, ces énergies renouvelables auraient donc respectivement baissé en coût d’électricité de -68 %, de -56 %, de -48 % et de -85 %. 

Le solaire photovoltaïque et l’éolien terrestre plus rentables que le charbon
 

Aujourd’hui, le prix du solaire photovoltaïque et de l’éolien terrestre reste continuellement plus bas que les nouvelles options charbon les moins chères, avec des prix d’enchères de 1,1 à 0,03 USD/kWh.

« Au niveau mondial, de 800 GW de l'ensemble des centrales au charbon existantes coûte plus chère que les nouveaux projets solaires photovoltaïques ou éoliens terrestres mis en service en 2021 », précise l’IRENA, ajoutant que le démantèlement des centrales pourrait réduire les coûts de production d’électricité de 32,3 milliards USD par an. Cela éviterait également l'émission d'environ 3 Gt de CO2 par an, c’est-à-dire 9 % des émissions mondiales de CO2 liées à l'énergie en 2020.
 

Le bâtiment, une utilisation finale électrifiée par les énergies renouvelables


« Cette tendance confirme que les énergies renouvelables à faible coût ne constituent pas seulement l'épine dorsale du système électrique, mais qu'elles permettront aussi l'électrification d'utilisations finales comme les transports, les bâtiments et l'industrie, et ouvriront la voie vers une électrification compétitive indirecte grâce à l'hydrogène renouvelable », déclare l’IRENA.

Ce bilan international des énergies renouvelables semble être au diapason avec celui réalisé à l’échelle française. En février dernier, le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et ses partenaires RTE, Enedis et l'agence ORE avaient déjà indiqué que près d’un quart des consommations d’électricités des ménages français venaient des énergies propres en 2020. Le chiffre aurait même grimpé, passant de 23,1 % à 26,9 % par rapport à 2019.

Malgré cet engouement, un récent rapport « Brevets et transition énergétique » s’inquiète d’un déclin d’innovations concernant ces ressources à l’échelle internationale. Depuis 2000, leur taux de croissance annuel aurait en effet été divisé par 4. 

Peut-être que le plan annoncé en janvier par la ministre de la Transition écologique pourrait changer la donne en France, avec un objectif de 40 % d’électricité verte d’ici 2030.

Virginie Kroun

Photo de une : Adobe Stock
 

Par Redacteur

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