RT 2012 : comment sont évaluées les consommations d'éclairage ?

Développement durable | 31.05.13
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Pour évaluer les consommations dues à l’éclairage, la RT 2012 prend en compte l'éclairage général, l’éclairage d’appoint pour la réalisation de tâches professionnelles et celui des éléments architecturaux appartenant au bâtiment. Elle écarte les éclairages extérieurs, de parking et de sécurité, de même que l’éclairage destiné à valoriser des objets et marchandises indique le Cluster Lumière.

Le Cluster Lumière a organisé une conférence sur la RT 2012, mercredi lors du Salon Lumiville, réunissant plusieurs experts : Simon Barret (Tribu Energie), Philippe Raynaud (Aeris Concept), Philippe Alibert (Best Electronique), Emmanuel Caël (Nature et Confort) et Joël Thomé (PISEO). L'occasion de faire le point sur la Réglementation Thermique 2012 applicable aux bâtiments neufs est progressivement entrée en vigueur. Un autre arrêté, qui définira les labels de bâtiments très performants, reste à venir. « Certaines de ses exigences sont globales, d’autres sont des exigences de moyens », explique Simon Barret, Responsable de l’agence Tribu Energie nouvellement implantée à Lyon.

« Tout compte, tout interagit »

Ce bureau d’études spécialisé énergie et développement durable, créé en 2002, a été largement consulté par les autorités pour l’élaboration de cette réglementation bien connue sous l’appellation de RT 2012. « Les exigences globales portent sur l’efficacité énergétique du bâti, la consommation énergétique et le confort d’été. Il s’agit principalement de limiter le besoin en énergie pour les composantes liées au bâti, l’indicateur Bbio servant d’unité de mesure, et d’atteindre un objectif de valeur moyenne de 50 kWhEP/m 2 », précise-t-il. « Tout compte, tout interagit. La performance énergétique est une chaîne, tout maillon faible risque de la briser ! Le grand bouleversement de la RT 2012, c’est d’abord d’induire une nouvelle façon de travailler », précise Simon Barret.

Les exigences de moyens concernent entre autres le traitement des ponts thermiques, la perméabilité à l’air, le comptage d’énergie et les dispositifs d’abaissement de l’éclairement en parking couvert, système de détection de présence à l’appui. Le Bbio associe les besoins de chauffage, de refroidissement et d’ éclairage. La répartition de ces trois composantes varie, chacune disposant de leviers d’optimisation. L’exigence de consommation est différente selon la zone géographique (l’Hexagone ayant été divisé en huit). Elle prend en compte cinq usages : le chauffage, l’eau chaude sanitaire, le refroidissement, l’éclairage et les auxiliaires. « Le calcul n’est pas prévisionnel, mais conventionnel à partir de ces critères », ajoute Simon Barret.

« L’importance du pilotage »

Pour l'éclairage, le calcul se fait au pas horaire, sur l’année, en segmentant les bâtiments en zones, groupes et locaux. Différents facteurs pondèrent la note, tels que les dispositifs de protection solaire mis en place, la transmission lumineuse des baies et l’éclairement naturel intérieur. Les énergies renouvelables sont globalement prises en compte : solaire thermique, solaire photovoltaïque, bois, pompe à chaleur, etc. Par contre, certains systèmes très spécifiques de récupération de chaleur (sur les eaux usées, issues des douches par exemples) ne sont pas pris en compte, mais devraient bientôt l’être.

Pour Emmanuel Caël, qui dirige Nature et Confort (69), « la RT 2012 prend enfin en compte l’éclairage naturel, avec de nombreux paramètres à prendre en compte. L’ approche doit donc être globale. Il faut mesurer le gain de lumière mais aussi les déperditions thermiques et l’apport de chaleur pour pouvoir optimiser l’ensemble. Car ce qu’on gagne en isolation thermique se perd parfois en qualité d’éclairage. D'où l’importance du pilotage ».


B.P

Image credit: fotokostic / 123RF Banque d'images
Redacteur
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