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Immobilier de bureaux : la reprise se poursuit

Vendredi dernier, le groupement Immostat (comprenant JLL, CBRE, BNP Paribas Real Estate, et Cushman & Wakefield) dressait le bilan de l’immobilier de bureaux au premier trimestre 2022. La reprise, initiée au 4ème trimestre 2021, se poursuit et se confirme dans le marché locatif francilien, avec +40 % de demande placée par rapport à un an plus tôt. Les investissements restent en revanche encore à la peine en région parisienne, comparé aux régions.
Publié le 12 avril 2022

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Immobilier de bureaux : la reprise se poursuit - Batiweb

Le dernier bilan Immostat datant de janvier faisait état d’une reprise pour le marché locatif, mais d’une nette baisse des transactions et investissements en 2021, notamment en Île-de-France, enregistrant -25 % d’investissements par rapport à 2020.

En ce début d’année 2022, la tendance reste la même, avec un dynamisme plus marqué pour le locatif que dans l’investissement.

 

Le choix de petites surfaces plus centrales

 

Au 1er trimestre 2022, la demande placée - c’est-à-dire la surface occupée par de nouveaux occupants - atteint 503 900 m2 en Île-de-France, représentant une hausse de 40 % par rapport à un an plus tôt.

Immostat note une tendance qui pourrait s’inscrire dans la durée, à savoir la réduction de la taille des surfaces. Ainsi, au T1 2022, les petites surfaces sont plus nombreuses à avoir été commercialisées, avec +5 % par rapport à la moyenne de long terme, et inversement -13 % pour les plus grandes surfaces.

La centralité est également privilégiée, en témoigne le taux de vacance qui repasse sous la barre des 4 % pour Paris intra-muros. À l’inverse, la première couronne nord enregistre toujours 17,1 % de taux de vacance. Selon les spécialistes, cela s’expliquerait notamment par des transactions portant sur des immeubles à construire, n’ayant pas permis de consommer le stock de bureaux existants. Le taux de vacance reste également élevé à La Défense et dans le croissant ouest-parisien, de l’ordre de 13 %. Bilan : à fin mars 2022, l’Île-de-France enregistre toujours plus de 4 millions de m2 de bureaux vacants.

« Le marché reste très segmenté, avec une forte demande pour les marchés les plus centraux et facilement accessibles. La demande pour les meilleurs immeubles va aboutir – d’après les dossiers que nous travaillons actuellement – à une hausse des valeurs locatives dans les mois à venir. A contrario, dans les marchés de périphérie, pour la plupart en suroffre, nous assisterons très probablement à une baisse des loyers », prévoit Yannis de Francesco, directeur exécutif Agence Bureaux Île-de-France chez JLL.

Malgré l’incertitude économique, avec l’inflation et la guerre en Ukraine, le groupement reste pour le moment optimiste quant à l’avenir de la demande placée, qu’il estime à 2 millions de m2 pour 2022, après 1,8 million de m2 en 2021.

« La reprise du marché locatif francilien se confirme, et ce malgré un contexte macroéconomique chahuté. Reste à voir quel sera l’impact du conflit en Ukraine et du niveau actuel de l’inflation sur les différents secteurs d’activité », souligne Yannis de Francesco.

Côté investissements, Immostat constate qu’ils ont été moins nombreux, avec 2,9 milliards d’euros engagés en Île-de-France, soit 16 % de moins par rapport au 1er trimestre 2021. En revanche, les investissements sont une nouvelle fois à la hausse en région. Après avoir concentré 43 % des montants investis en 2021, la province enregistre encore +12 % sur les trois derniers mois.

 

Claire Lemonnier
Photo de une : Adobe Stock

 

Par Claire Lemonnier

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