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Adoption du BIM : la France en progrès ?

La France et le BIM, c’est une histoire qui doit continuer de s’écrire selon PlanRadar. A travers une récente enquête, la start-up digitale fait le point sur l’utilisation de l’outil dans l’Hexagone, comparé à ses voisins européens.
Publié le 13 juillet 2021

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Adoption du BIM : la France en progrès ? - Batiweb

Spécialisée depuis 2013 dans les solutions digitales à destination des projets de construction dans le cloud, l’entreprise PlanRadar a consacré une enquête sur l’utilisation du BIM en Europe. Celle-ci rassemble des données d’études nationales portant sur sept pays, dont la Grande-Bretagne et l'Allemagne, qui se démarquent fortement en la matière, comparé à la France, placée en bas du classement en 2013.

La France concurrencée par le Royaume-Uni et l’Allemagne

Outre-Manche, la technologie BIM est adoptée depuis les années 1980, mais n’a connu un véritable essor qu'en 2011, période à laquelle seulement 13 % des promoteurs l’utilisaient. Ce pourcentage, issu d’un bureau de statistiques britannique, a grimpé à 73 % aujourd’hui. Un résultat qui s’explique par des mesures gouvernementales appliquées en 2016, rendant obligatoire l’utilisation du BIM niveau 2 sur tous les projets financés par l’État.

Outre-Rhin, environ 70 % des entreprises de construction ont recours au BIM, majoritairement au niveau 2. Malgré un démarrage plus tardif du dispositif, entre 2006 et 2009, l’Allemagne a su toutefois se rattraper grâce à des mesures gouvernementales fortes. Parmi elles, l’emploi systématique du BIM depuis 2015 pour les projets au budget supérieur ou égal à 25 millions, soit un tiers des concepteurs et des entrepreneurs allemands, a accéléré le processus. 

Au milieu de ces deux pionniers, la France fait un peu pâle figure car seuls 35 % des promoteurs et 50 % des entreprises de construction les plus importantes utilisent le BIM majoritairement à un niveau 2. L’État français a déjà lancé des initiatives pour encourager l’adoption de l’outil, dont le plan BIM 2022, créé en 2018.

Une sensibilisation et un financement à déployer
 

Pourtant, d’après PlanRadar, les acteurs de la construction français font face à plusieurs freins, comme la peur de l’inconnu ou l’absence d’un format standard facilitant l’échange d’informations d’un logiciel à un autre. Sans compter que le monopole exercé par les gros éditeurs de logiciels, incite les petits constructeurs à accepter les prix imposés, le coût moyen d’un logiciel étant de 3000 €.  En découlent des efforts financiers considérables, doublé d’un investissement pour se familiariser avec le BIM, qui nécessite des compétences particulières. 

 « A cet égard, il me semble important que les équipements BIM et des formations dédiées soient financées par l’État pour booster l’adoption du BIM. Ceci dans un double objectif : de gain de temps et d’argent pour les entreprises et d’accélération de la productivité pour le secteur de la construction », commente Matthieu Walckenaer, directeur général de PlanRadar en France.

 

Virginie Kroun

Photo de une : Adobe Stock

Par Redacteur

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