La construction de la salle de bal de la Maison Blanche bloquée par la justice

Une cour d'appel fédérale a bloqué vendredi 7 août la construction à la Maison Blanche de la monumentale salle de bal voulue par Donald Trump. La juridiction a maintenu la suspension des travaux ordonnée en avril par un juge et indiqué que le gouvernement américain avait 14 jours pour solliciter éventuellement la Cour suprême. Donald Trump a en tout cas déjà annoncé son intention de suivre cette voie.
La cour d'appel du district de Columbia a indiqué que ce blocage n'avait « rien à voir » avec la pertinence du projet lui-même, mais s'expliquait par le fait que le président américain avait lancé les travaux sans obtenir un feu vert du Congrès.
Le budget prévisionnel a déjà doublé
Le gouvernement n'a « pas l'autorité illimitée » de « redessiner, remodeler et reconstruire la Maison Blanche - la Maison du Peuple - pour répondre au désir personnel d'un président », a indiqué la juridiction.
En octobre, le président républicain a fait détruire au bulldozer une aile entière de la Maison Blanche pour y construire cette salle de bal censée accueillir jusqu'à 1 000 personnes, pour des réceptions diverses et des dîners en l'honneur de dignitaires étrangers. Son budget prévisionnel, financé par des dons privés, est passé de 200 millions à 400 millions de dollars.
Il est contesté en justice par la National Trust for Historic Preservation (NTHP), une organisation à but non lucratif mandatée par le Congrès pour la préservation des bâtiments historiques. Donald Trump insiste lui sur le fait que ce bâtiment doit aussi permettre de renforcer la sécurité de la Maison Blanche et de Washington, en accueillant par exemple une plateforme de drones.
Son ancienne adversaire lors de l'élection présidentielle de 2016, Hillary Clinton, a vivement critiqué le milliardaire en demandant qu'il révèle clairement ses intentions avec un tel chantier. Sous la salle de bal, qui ne serait en fait qu'un « bouclier », selon la journaliste du Daily Mail Harriet Alexander, se cacheraient en effet des installations sécurisées s'apparentant à un bunker.
Sur son propre réseau social Truth Social, le président des États-Unis a affirmé que la décision de justice était une « grande menace à la sécurité nationale » alors que la majorité des travaux a déjà été réalisée, selon lui.
Avec AFP
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