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La Ville de Versailles confie à Engie la modernisation de son réseau de chaleur

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Publié le 09 janvier 2026, mis à jour le 09 janvier 2026 à 16h46, par Raphaël Barrou


Versailles a confié à Engie son réseau de chaleur, avec un objectif : 69 % d’énergies renouvelables d’ici 2030. Le contrat mentionne aussi une réduction de 70 % des émissions de CO₂, grâce à deux nouveaux doublets géothermiques et 110 millions d’euros d’investissement.
©Pierrick Daul
©Pierrick Daul

La Ville de Versailles renouvelle la concession de son réseau de chaleur à Engie pour une durée de 32 ans. Selon la municipalité, la signature de ce contrat, jeudi 18 décembre, permet de garantir un « coût maîtrisé et pérenne » ainsi qu'une « chaleur durable » aux abonnés du réseau. Un projet « stratégique » selon François de Mazières, maire de Versailles. 

D’ici 2030, ce réseau de chaleur sera alimenté aux deux tiers par une énergie locale et renouvelable. La Ville de Versailles compte en particulier sur la construction, sur le site de la chaufferie existante, de deux doublets géothermiques exploitant la nappe souterraine du Dogger à 1500 m de profondeur. La nouvelle chaufferie sera équipée de quatre échangeurs géothermiques d’une puissance totale de 24 MW et de huit pompes à chaleur.

Vers une réduction de 70 % des émissions de CO2

 

En plus de la rénovation de la chaufferie existante, l'opération doit permettre de réduire de 70 % les émissions de CO2 du réseau. Engie investira 110 millions d’euros dans ce projet, avec un dossier de subvention déposé auprès de l'Ademe pour obtenir un financement public via le Fonds Chaleur.

Ce réseau desservira 19 600 équivalents-logements à terme, dont 9 000 en centre-ville et 5 600 sur le plateau de Satory, incluant le futur projet d’aménagement de l’EPAPS (Établissement Public d’Aménagement de Paris-Saclay). 

Avec 87 nouvelles sous-stations, le total sera porté à 187 sur un réseau porté à 35 km de canalisation. Celui-ci permettra une distribution annuelle de 145 GWh de chaleur. Le réseau fonctionnera en basse pression pour optimiser l’efficacité énergétique et la sécurité.

La géothermie, l'énergie « qu'il fallait développer » selon le maire de Versailles

 

Ce projet s’ajoute à d’autres réalisations récentes (Vélizy, Rueil-Malmaison, Meudon, Le Chesnay-Rocquencourt), consolidant la position d’Engie dans le secteur. En Île-de-France, première région en France en terme de géothermie profonde, l'entreprise exploite déjà 20 installations, pour un total de 52 puits

« Ce projet concrétise notre ambition : accélérer le déploiement de réseaux de chaleur bas carbone et faire de la géothermie un pilier de la transition énergétique en Île-de-France », argumente Frank Lacroix, directeur général adjoint d’Engie. « La géothermie est l’énergie discrète et permanente qu’il fallait développer », estime quant à lui le maire de la préfecture des Yvelines. 

Par Raphaël Barrou

Raphaël Barrou
Journaliste - Batiweb

Raphaël Barrou est journaliste à la rédaction de Batiweb. Passionné par le monde du bâtiment et de l’immobilier, il s’intéresse en particulier aux actualités de travaux de rénovation et à l’avenir du secteur de la construction concernant l’utilisation de l’IA et de la robotique.

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