De la conception à la déconstruction sélective, Resolving digitalise le bâtiment Vie des sociétés | 04.01.19

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Créé en 2003, Resolving se veut un « accélérateur digital » des métiers de l’immobilier et de la construction. La société met au service des différents acteurs du secteur des solutions collaboratives, l’objectif étant de les aider dans leur transformation digitale et de les accompagner au mieux pour qu’ils échangent « des informations le plus rapidement et le plus pertinemment possible ». Le point avec Franck Meudec, Vice-président-CEO de Resolving.
Les solutions proposées par Resolving permettent de piloter les informations de l’ouvrage entre les acteurs comme une gestion optimisée des documents qui « vont être diffusés pendant toute la période d’un projet » ou encore la gestion du contrôle qualité comme les fiches de contrôles, les réserves, ou le suivi de l’avancement.

« C’est globalement la possibilité d’effectuer un suivi de tout ce qui a été validé lors des phases d’études mais sur le terrain », explique Franck Meudec, Vice-président-CEO de Resolving. « Chaque entreprise est responsable de réaliser sa mission et les outils vont permettre de contrôler la qualité livrée mais aussi parfois d’être contrôlée soit par le maître d’ouvrage, soit par le maître d’œuvre », ajoute-t-il.

Les outils, accessibles en 2D et en 3D, font la part belle au BIM. Resolving dispose d’ailleurs de son propre processus d’affichage BIM, ce qui permet aux professionnels du secteur de naviguer intuitivement dans la maquette et de gérer les informations de leurs projets précisément.
« Puisque les outils sont complètement connectés, on va pouvoir, à travers un projet ou plusieurs projets, réaliser un reporting précis, pour faciliter la prise de décisions et piloter le projet plus précisément », poursuit Franck Meudec.

Trouver des solutions aux problématiques du secteur

Resolving accompagne les initiatives portées par l’association Construct Lab. Lancée officiellement en septembre, elle vise à réunir l’ensemble des parties prenantes du monde du bâtiment et de l’immobilier et à co-créer des entreprises qui répondent à des problématiques concrètes du secteur. Suivre le mouvement était ainsi logique pour Resolving.

Camille Sellès, responsable communication, indique : « Nos outils permettent de faire collaborer l’ensemble des acteurs des différentes filières et c’est l’objectif aussi de Construct Lab. En tant que prestataire dans la construction, on apporte notre expertise sur des problèmes concrets que les acteurs peuvent avoir ».

« C’est aussi lié à la partie technologique. Aujourd’hui, chaque acteur ne peut répondre à toutes les demandes spécifiques des entreprises et des projets. L’idée est d’avoir ce réseau d’acteurs qui va pouvoir répondre à un ensemble de besoins, à travers des connexions complètement ouvertes », ajoute M. Meudec.

Il précise que les technologies développées par Resolving sont ouvertes en terme de connexion. « Un élément très important de notre stratégie, c’est de dire l’ouverture de nos technologies à des partenaires, pour répondre à des besoins, leur permettre d’échanger des informations avec notre plateforme et travailler ensemble de façon intelligente pour pouvoir diffuser de l’information dans de bonnes conditions. C’est ce qu’on appelle des APIs. C’est la manière pour nous d’avoir des partenaires qui peuvent se greffer à notre outil, des partenaires très verticaux ou très spécialisés, qui ne vont pas forcément être notre cœur de métier, mais qui vont utiliser notre technologie et la-leur pour apporter une vraie valeur ajoutée à leur projet ».

De la conception à la déconstruction

Les solutions Resolving permettent de couvrir l’ensemble du cycle de vie d’un bâtiment, de sa conception jusqu’à sa déconstruction. Dans un souci d’économie circulaire, la société a récemment créé une joint-venture avec Suez pour proposer une offre sur le marché de la rénovation et de la déconstruction sélective des bâtiments.

Franck Meudec explique que lorsqu’un bâtiment est déconstruit, il y a non seulement des déchets mais aussi de la ressource qui va pouvoir être réutilisée. L’idée est de proposer aux maîtres d’ouvrage, via une étude,
« une démarche complète pour déconstruire son bâtiment avec de la valeur et donc s’occuper de rediffuser les ressources, de les réemployer, de les recycler en fonction du type de ressource ».

batiRIM®

Il cite l’exemple de la ville de Roanne qui s’est donné comme objectif sur un bâtiment, de recycler 70% des ressources existantes. « On récupèrera les informations des bâtiments, les ressources d’un point de vue de l’information et on collaborera avec des places de marchés existantes ».

L’initiative était attendue dans le secteur : « Il y a un besoin car aujourd’hui, plus ça va, plus on est écoresponsable. Mais c’est aussi parce qu’il y a une loi qui va imposer aux maîtres d’ouvrage de tracer 70% minimum de leurs déchets. Donc le maître d’ouvrage va être pénalement responsable. Comment l’inciter non pas à détruire mais à réemployer ou à recycler ? C’est ce qu’on va faire avec les outils digitaux et la méthode. Le maître d’ouvrage aura la connaissance de ses ressources et la capacité de décider de ce qu’il va en faire ».

L’innovation au rendez-vous

Resolving démontre que l’innovation touche pleinement le secteur de la construction. Mais où en est la transformation digitale du secteur ? « Je pense que l’on en est aux balbutiements, notamment au niveau du BIM. Aujourd’hui tous les acteurs n’ont pas les mêmes moyens et tous les projets ne sont pas à la même enseigne. Il y a encore des défauts de méthode », estime M. Meudec.

Pour lui, il est important que chaque entreprise forme son organisation pour aller vers le digital. La digitalisation doit être globale : il vaut mieux transformer l’entreprise plutôt que de digitaliser un projet seul. L’évolution semble cependant en marche. « On le voit en termes de contrats. Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises se digitalise plutôt que « projet par projet ». C’est un vrai indicateur ».

Pour 2018, Resolving réalise une croissance « très forte », entre 30 et 40% par rapport à 2017. « Ça va être la tendance sur les prochaines années, avec un développement à l’international et la sortie de nouveaux produits ».

Et point important, la société recherche 15 à 20 collaborateurs. A vos CV !

Propos recueillis par Rose Colombel
Photo de une : Franck Meudec - ©Adrien Millot
Redacteur

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