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En 2020, le marché des planchers chauffants/rafraîchissants se replient de -23%

Cochebat, le syndicat national des fabricants de composants de chauffage, publie les chiffres du marché 2020. Si le marché de l'hydrodistribution est en pleine croissance, la flambée des prix sur l’ensemble des matières premières et la pénurie de matériaux fragilisent considérablement le secteur des planchers chauffants/rafraîchissants basse température. Mais dans le cadre de la future RE2020, ces derniers représentent toutefois une solution très intéressante. Explications
Publié le 27 mai 2021

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En 2020, le marché des planchers chauffants/rafraîchissants se replient de -23% - Batiweb

Comme la plupart des secteurs, le marché du bâtiment a été lourdement impacté par la crise sanitaire, notamment avec le confinement strict du mois de mars 2020 et l'arrêt des chantiers. Un contexte qui a fait chuter de 13 % les mises en chantier de logements comparé à 2019. Aujourd’hui, le secteur du BTP doit faire face à une seconde crise : la flambée des prix sur l’ensemble des matières premières et la pénurie de matériaux. 

Une situation sans précédent qui alerte le président de Cochebat, Florent Kieffer : « Avec la situation actuelle, certains acteurs déjà fragilisés financièrement par la crise sanitaire, vont devoir financer tout ou partie des hausses de matières premières et subir les pénalités de retard du fait de l’allongement des délais de livraison ».

Un marché impacté mais résilient 

C’est donc dans ce contexte que Cochebat, syndicat national des fabricants de composants de chauffage, publie ses chiffres de l’année 2020. Le syndicat indique notamment que l’installation de planchers chauffants/rafraîchissants connaît un recul de -23 % comparé à 2019, avec seulement 4 millions de mètres carrés installés en 2020. Une situation liée au marché de la maison individuelle, lui aussi fortement pertubé par la crise sanitaire. 

Le syndicat estime toutefois que les adhérents de Cochebat ont connu une baisse « maîtrisée » de -17 % : « Cela tient au fait que notre offre système (dalles, collecteurs et régulation) est plus compétitive : les utilisateurs sont sensibles à la performance réseau et se tournent davantage vers un système complet, notamment s’il est Certitherm », précise Hugues de Marne, président de la commission promotion.

Cependant, selon une étude réalisée par Cochebat et Bouygues Bâtiment France Europe, le marché des planchers chauffants/rafraîchissants basse température constituerait une offre compétitive dans le cadre de la nouvelle réglementation RE2020.Roland Prin, directeur ingénierie, construction bois chez Bouygues Bâtiment explique : « Dans les constructions traditionnelles en béton, les coûts avec plancher chauffant pouvaient être supérieurs de +6,30 % par rapport à l’installation de radiateurs électriques dans le cadre de la RT 2012, et de +3,40 % par rapport à l’installation de radiateurs hydrauliques selon la RE2020. L’installation d’un système de plancher chauffant rafraîchissant dans une construction bois se positionne dorénavant à iso-coût d’une installation avec radiateurs hydrauliques dans le cadre de la RE2020 ».

Il ajoute : « Lorsqu’on connaît les atouts pour les propriétaires et les locataires, nos systèmes deviennent extrêmement compétitifs dans le cadre de la RE2020 et cela ouvre de nouvelles perspectives de marché dans les logements collectifs ».

Le secteur de l’hydrodistribution reste dynamique 

Alors que le marché de la plomberie est à -2 %, le secteur de l’hydrositribution s’en tire plutôt bien. En effet, ce secteur enregistre une hausse de près de +10 % en valeur chez les adhérents de Cochebat. Cette croissance s’explique notamment par les gammes de pré-gainé (+9,6 %) et de pré-isolés (+9,5 %). « En volume, la croissance s’élève à +7,9 % en mètres linéaires et +5,5 % pour les raccords », précise le syndicat. 

À l’inverse, le marché du PER enregistre, lui, une chute de -5 % en valeur et en volume (-5,5 %) : « le tube nu ne pèse plus que 50 % du marché », ajoute le syndicat. Selon lui, cela s’expliquerait par « un marché qui s’ouvre à l’importation et à de multiples intervenants, et à la traditionalisation des solutions, comme le cuivre auparavant ».

 

Marie Gérald 

Photo de Une : Adobe Stock

Par Redacteur

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