Engie tourne le dos au charbon Vie des sociétés | 22.01.19

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Engie tourne le dos au charbon
Le quotidien Les Echos l’avait annoncé ce lundi mais personne n’avait encore confirmé l’information. C’est désormais chose faite : l’énergéticien français Engie est bel et bien « sur le point » de céder ses centrales à charbon en Allemagne et aux Pays-Bas. Le groupe, qui souhaite se concentrer sur des moyens de production d’électricité moins polluants, prévoit néanmoins de conserver certaines centrales, notamment en Amérique du Sud, où elles sont « absolument indispensables ».
Dans un article publié lundi 21 janvier, le journal Les Echos annonçait qu’Engie s’apprêtait à céder ses quatre dernières centrales électriques fonctionnant au charbon en Europe au fonds américain Riverstone pour 250 millions d’euros.

Interrogé dimanche soir par l’AFP, un porte-parole d’Engie n’avait pas souhaité faire de commentaire sur cette information, sans la démentir non plus.

La transaction, déjà évoquée par l’agence Bloomberg il y a quelques jours, représenterait une cession de 2,3 gigawatts de capacités de génération d’électricité, soit environ 2% du total d’Engie.

Une production plus respectueuse de l’environnement

Ce mardi, Isabelle Kocher, directrice générale du groupe, a confirmé sur Franceinfo qu’Engie était « sur le point » de céder ses trois centrales allemandes situées à Wilhemshaven, Farge et Zolling, ainsi qu’une quatrième située à Rotterdam, aux Pays-Bas. Elle n'a toutefois pas précisé si le fonds américain Riverstone serait l'acheteur.

Engie avait annoncé il y a trois ans vouloir sortir du charbon et privilégier des moyens de production plus vert, à partir de gaz, de nucléaire et d’énergies renouvelables. En décembre dernier, le groupe avait obtenu de la Thaïlande, l’autorisation de vendre sa participation dans Glow, producteur local d’énergie notamment à partir de charbon.

Le groupe a ainsi arrêté et même vendu une grande partie de ses sites aux États-Unis, en Australie, en Indonésie ou encore en Pologne. Il prévoit néanmoins de conserver certaines centrales, en particulier au Chili, au Brésil et au Maroc.

« Nous avons dans certaines régions trouvé les moyens de démanteler des centrales ou de continuer à les faire tourner et opérer lorsqu'elles sont absolument indispensables à l'énergie d'un pays », a expliqué mardi Isabelle Kocher.

Développer de nouveaux services énergétiques

Sur Franceinfo, Isabelle Kocher a également annoncé le lancement d'une offre pour aider les ménages français à changer de chaudière pour un équipement de chauffage plus performant.

A travers ce dispositif, le groupe prévoit de faire l'avance du coût d'achat d'une nouvelle chaudière et de se faire rembourser par les ménages grâce aux économies d'énergie réalisées.

R.C (Avec AFP)
Photo de une : ©Adobe Stock
Redacteur

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