Une méthode naturelle pour chasser les insectes du bois Vie des sociétés | 19.03.20

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Les insectes xylophages se nourrissent du bois et réussissent à survivre même dans le bois sec. Pour les éliminer et éviter la détérioration du mobilier, d’une façade ou de tout autre élément en bois, des produits biocides sont souvent utilisés car ils ont fait leurs preuves. Mais FCBA et des entreprises certifiées CTB A+ veulent développer une méthode plus saine et moins chimique.

Après les alternatives aux pesticides dans l’agriculture, c’est au tour des produits biocides dans le secteur de la construction de faire l’objet d’une étude pour trouver des alternatives plus naturelles et moins chimiques. FCBA, l’Institut technologique forêt cellulose bois-construction ameublement, s’est lancée dans la recherche d’un produit plus naturel permettant de détruire les larves xylophages, véritable fléau des constructions en bois. 

 

L’institut a fait appel aux entreprises certifiées CTB A+ (protection des constructions neuves, traitement curatif et entretien du bois) pour déterminer un procédé plus naturel au traitement du bois. FCBA précise que les insectes xylophages « peuvent générer des dégâts considérables dans les constructions bois, les charpentes, les menuiseries ». Les insectes comme les « capricornes, hespérophanes, lyctus, petites et grosses vrillettes » malgré leurs petites tailles posent de gros soucis. « Un traitement efficace est essentiel pour stopper les infestations ». C’est pourquoi l’Institut s'est tourné vers une méthode importée d’Europe du Nord et décrite dans la norme allemande 68800 : la chaleur. 

 

La chaleur, méthode alternative pour traiter le bois 

 

Pour déterminer comment devrait s’effectuer ce traitement alternatif, des essais en laboratoire associés à des chantiers expérimentaux ont eu lieu. Ainsi un niveau de température à atteindre ainsi que la durée à maintenir ont été déterminé pour détruire les insectes. Le mode opératoire inclut : 

  • un diagnostic préalable, intégrant l’installation de sondes de température dans les pièces de bois où il y a activité et dans les zones les plus défavorables au niveau thermique ;
  • la montée en température, au coeur des pièces de bois infestées, jusqu’au niveau létal pour les insectes xylophages, à savoir 55°C, pendant au moins 1 heure ;
  • l’installation d’un système de monitoring pour assurer un suivi et un pilotage optimal des températures. 

 

FCBA précise que cette technique est « particulièrement efficace sur des bois peints ou vernis que le propriétaire ne souhaite pas décaper ». Cette nouvelle technique est décrite dans le nouveau référentiel de prescriptions des techniques CTB A+, applicable en 2020. Ce document présente également « les modes opératoires dédiés à la réalisation »

  • un traitement curatif généralisé des bois en oeuvre (au moyen de produits biocides) ;
  • un traitement de rappel et préventif des bois en oeuvre.

 

Les entreprises certifiées et l’institut tiennent compte des préoccupations sanitaires et utilise la R&D pour trouver d’autres méthodes alternatives. Tout d’abord, ils tiennent à « s’assurer de l’efficacité technique et de la viabilité économique de la méthodologie qualifiée et formalisée pour les insectes xylophages, cette fois sur la mérule ». Les premiers essais en laboratoires sont déjà en cours et rejoignent les données inscrites dans la norme allemande, d’autres essais « sont lancés en laboratoire et semi-terrain pour des résultats attendus fin 2020 ». Le FCBA pourrait se porter dans les prochaines années vers une nouvelle technique « le traitement des bois infestés via micro-ondes ». 

 

J.B

Photo de une ©AdobeStock

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