Unibéton met en circulation le tout premier camion toupie au Gaz Naturel Vie des sociétés | 10.09.19

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Alors que la majeure partie des transports de béton prêt à l’emploi (BPE) se font via des camions toupie au diesel, Unibéton a développé, avec Tratel et Scania, le tout premier véhicule porteur et malaxeur au Gaz Naturel pour Véhicules (GNV). Ce dernier permet non seulement de réduire les émissions de CO2, de particules fines et d’oxyde d’azote (NOx), mais aussi les nuisances sonores.

Si des véhicules hybrides ont déjà été mis sur le marché (porteur GNV et malaxeur électrique), Unibéton est allé encore plus loin en proposant un modèle avec le Gaz Naturel pour Véhicules (GNV) comme unique source d’énergie. Le spécialiste du béton prêt à l’emploi (BPE) a ainsi lancé le premier camion toupie porteur et malaxeur au gaz naturel, qui peut, comme les diesels, transporter toutes les qualités de bétons.

 

Grâce à un partenariat avec Tratel, acteur dans le transport des pondéreux, et avec le constructeur de poids lourds Scania, Unibéton a développé ce camion innovant et l’a mis en circulation à Bordeaux le 6 septembre dernier.

 

Dans le détail, ce camion toupie G 410 B8X4*4NA est équipé d’un moteur de 410 ch/2000Nm alimenté au gaz naturel comprimé, et permet une autonomie de 250 km.

 

La conception de son porteur a notamment été optimisée pour augmenter la charge utile (qui s’élève à 18,8 tonnes, soit 8 m3 de béton), et ainsi réduire le nombre de trajets.

 

Son châssis plus court et son rayon de braquage réduit grâce à l’essieu arrière directeur (9 m entre murs), lui permettent également une plus grande maniabilité.

 

Enfin, le camion comprend une bétonnière portée Liebherr HTM 905, d’un volume géométrique de 16 m3 pour un volume de 9 m3 de béton.

 

D’importantes réductions d’émissions polluantes et sonores

 

Le principal atout de ce nouveau camion ? Ses performances en termes de réduction des émissions de CO2, de particules fines, et d’oxyde d’azote (NOx), mais aussi d’émissions sonores.

 

Il permet une réduction de 15 à 20 % des émissions de CO2 (et jusqu’à 90 % s’il se destine à fonctionner avec du biogaz), de 25 % des particules fines, et de 50 % d’oxyde d’azote (NOx) par rapport à un véhicule diesel.

 

D’un point de vue sonore, son moteur émet 72 dB, soit deux fois moins qu’un moteur traditionnel. Il peut ainsi être utilisé de jour comme de nuit sans gêner les riverains.

 

C.L.

Photo de une : ©Alban Gilbert / Unibéton

Redacteur

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