Bientôt la fin de « la mer de déchets » ? Vie pratique | 20.01.20

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Depuis quelques jours, les déchets rejetés de façon illégales sont au coeur des préoccupations, et font l’objet d’un projet de loi sur la lutte contre le gaspillage pour une économie circulaire. Si certaines entreprises du bâtiment essaient de réduire au maximum leurs déchets, notamment avec des produits recyclables, d’autres continuent de les abandonner dans des décharges sauvages.

Elle est surnommée « la mer de déchets » par certains habitants des environs. Depuis 20 ans, les déchets de chantiers s’accumulent sur des milliers de mètres cubes dans trois communes des Yvelines. Alors que les élections municipales approchent, le maire de l’une d’elles a annoncé que les communes concernées allaient commencer le déblaiement de ces terrains.

 

Selon le maire de Carrières-sous-Poissy, Christophe Delrieu, l’opération de déblaiement, de dépollution des sols et de réaménagement du site devrait se faire sur plusieurs années. Dans ces trois décharges, on retrouve essentiellement des gravats et de l’amiante en provenance de chantiers des Hauts-de-Seine… des matériaux déposés illégalement dans ces décharges sauvages. La plus importante de ces décharges, avec ses 13 000 mètres cubes d’ordures, est tristement nommée « mer de déchets. »

 

Cette opération coûteuse de déblaiement est mise en oeuvre et financée par le département des Yvelines. La réhabilitation des 330 hectares serait financée par un futur aménageur privé selon Christophe Delrieu. Son coût est estimé à 3 millions d’euros. La surveillance de nuit et le barriérage des sites, interdits au public, commenceraient dans la semaine. 

 

Pour Sylvie Goulet, présidente de l'Association des propriétaires fonciers et exploitants agricoles (APEA) qui s’est confiée à l’AFP : « c'est un soulagement ». « Ca fait 20 ans qu’on est embêtés par ces déchets, qu'on a demandé aux pouvoirs publics de bouger. Tout seuls, nous petits propriétaires, on ne pouvait rien ».

 

Comment des terrains privés deviennent des décharges ?

 

Ces terrains devenus décharges étaient auparavant des terres de maraîchage. Mais en 1999, elles ont été déclaré impropres aux cultures d’alimentation humaine à cause de la pollution au plomb. Ces terrains ont alors été occupés par des roms ou des gens du voyages. 

 

Mais ces terrains appartiennent aussi à des personnes sédentarisées. Dans les communes de Carrières-sous-Poissy, Triel-sur-Seine et Chanteloup-les-Vignes, 350 propriétaires ont vu leurs terrains se transformer en décharges. 

 

Le président du Collectif Déchargeons la plaine, Alban Bernard sait que « c’est un point de départ, mais ce n’est que le début du combat. » Et pour limiter l’installation d’autres décharges, Alban Bernard et son collectif ont mis en place une application qui répertorie l’ensemble des décharges sauvages de France. 

 

J.B

Photo de une ©Adobe Stock

 

 

 

 

 

Redacteur

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