JO 2024 : Bouygues en charge de la construction de l’Arena 2 Architecture | 28.05.20

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Les différents majors de la construction se livrent bataille pour remporter la conception des bâtiments des Jeux Olympiques de Paris 2024. Le groupe Bouygues vient d’être choisi par la ville de Paris pour la réalisation de l’Arena 2, qui accueillera plusieurs épreuves de la compétition.

Avant la compétition sportive des JO 2024 se livre une autre compétition : celle de la construction des bâtiments olympiques. Si la conception du village olympique à Saint-Denis lui avait échappé, le groupe Bouygues fait désormais coup double, un mois après avoir remporté la construction du centre aquatique olympique - dont la facture s’élève à 174,7 millions d’euros, le groupe se voit désormais confié par la ville de Paris le chantier de l’Arena 2, face au duo Vinci-Eiffage. 

 

L’Arena 2 doit accueillir plusieurs épreuves dont le badminton et deux épreuves des jeux paralympiques, celles du taekwondo et du badminton. Le projet présenté par Bouygues à séduit la ville de Paris, notamment pour la mise en avant des espaces verts. La mairie récompense ainsi la proposition du groupe avec ses « qualités architecturale, paysagère, fonctionnelle et environnementale », notamment pour la conception d’un socle vitré offrant une lumière naturelle et une terrasse végétalisée.

 

Un projet colossal pour un budget important

 

D’une capacité de 8 000 places assises, l’Arena 2, situé entre les portes de la Chapelle et d’Aubervilliers, ne servira pas uniquement à accueillir les JO. Depuis quelques années, sous la supervision d’Anne Hidalgo, maire de Paris, la capitale française souhaite s’inscrire dans un mouvement écologique et ainsi réutiliser ses installations, plutôt que d’en construire de nouvelles. Cet Arena 2 servira également de lieu de résidence du Paris Basketball, le club de la ville, évoluant en Pro B et souhaitant gravir les échelons. La salle pourra aussi être utilisée pour des concerts, des spectacles ou des congrès. 

 

Le buget de ce bâtiment qui a vocation à être réutilisé après les Jeux Olympiques est particulièrement important. Il s’élève déjà à 98 millions d’euros hors taxe, financé à moitié par l’Etat, par la ville de Paris et la région Île-de-France à travers la Solideo, l’entreprise supervisant les chantiers des JO. La capitale a déjà annoncé qu’elle ajouterait 20 millions d’euros hors taxe pour « la conception-réalisation »  de deux gymnases intégrés au bâtiment pour le sport amateur, et 7,2 millions d’euros supplémentaires pour financer un programme d’activités de proximité, entre loisirs et commerces.

 

Mais avec l’épidémie du covid-19, le gouvernement prévoit déjà des surcoûts liés à une organisation sur les chantiers différente, à un retard des travaux et aux commandes de masques. Au début du mois de mai, quelques jours avant le déconfinement, la ministre des Sports, Roxana Maracineanu déclarait qu’il y aurait « sans doute » des « dépassements » des coûts annoncés.

 

Avec la création de ce nouveau bâtiment, le budget des Jeux Olympiques 2024 est désormais colossal. La partie équipement pérenne, c’est-à-dire le centre aquatique, le village des athlètes, s’élève à 3 milliards d’euros, dont 1,6 milliards d’euros d’investissements publics réparti entre l’État et les collectivités. L’organisation de la compétition, supervisée par le Comité d’organisation des JO (Cojo) s’élève quant à elle à 3,8 milliards d’euros. Un budget financé par les recettes privées, notamment celles de sponsors et des billetteries, mais sera amené à être révisé à la fin de l’année 2020 ou début 2021.

 

Dans l’ensemble, le budget des JO devrait encore grimper, et les travaux entamés, devront s’accélérer pour combler les mois de retards accumulés à cause de l'épidémie de coronavirus. L'utilisation de la Seine pour les transports de matériaux du BTP devrait toutefois pallier certains de ces surcoûts. 

 

J.B

Photo de une : ©

Redacteur

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