Construction de logements sociaux : la Caisse des dépôts plus optimiste que l’an passé Collectivités territoriales | 26.09.19

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La Caisse des dépôts a estimé mardi 24 septembre, à l’occasion du congrès du monde HLM, que les bailleurs sociaux seraient en mesure de continuer à construire 100 000 nouveaux logements sociaux par an si la pression financière sur le secteur n’augmentait pas et si les conditions restaient favorables.

La Caisse des dépôts a assuré, à l’occasion du congrès de l’Union Social pour l’Habitat (USH), que les bailleurs sociaux seraient capables de garder un rythme de construction de 100 000 nouveaux logements sociaux par an dans les prochaines décennies.

 

« Le secteur serait globalement en mesure d’assurer à long terme une stabilisation de la production et de la rénovation de logements sociaux », a résumé le principal organisme de financement du secteur dans son étude annuelle.

 

La Caisse des dépôts se montre ainsi moins pessimiste qu’un an plus tôt, lorsqu’elle mettait en garde sur « un repli substantiel » de la construction à moyen terme. A cette période, elle s’inquiétait surtout des économies demandées par l’Etat aux bailleurs sociaux, avec une réduction organisée des loyers et une hausse de leur taux de TVA.

 

Mais le gouvernement a finalement accepté de réduire la facture du monde HLM. « Ainsi, par rapport à l’année dernière, le secteur dispose globalement de davantage de visibilité pour investir », explique la Caisse des dépôts.

 

Autre facteur favorable : des taux d’intérêt qui s’annoncent bas plus longtemps que prévu grâce aux mesures annoncées par la Banque centrale européenne (BCE).

 

Un rythme de croisière de 100 000 nouveaux logements sociaux par an ?

 

Dans ce contexte, la Caisse des dépôts juge le secteur HLM capable de respecter ses engagements pris avec le gouvernement, à savoir 110 000 nouveaux logements par an d’ici 2022, puis environ 100 000 jusqu’en 2057.

 

En revanche, « la prévision est très sensible aux hypothèses retenues », souligne l’organisme. « Si les loyers sociaux ne suivaient pas l’indice de référence suite à des gels de loyers, si le taux d’impayés progressait ou si les prélèvements sur le secteur augmentaient, les bailleurs ne pourraient pas maintenir ce niveau d’investissements », alerte-t-il.

 

C.L.

Photo de une : ©Adobe Stock

Redacteur

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