Des objectifs ambitieux en matière d'énergies renouvelables pour la région Île-de-France Collectivités territoriales | 08.06.18

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La présidente de la Région Île-de-France Valérie Pécresse a fait part ce 7 juin de sa volonté de développer considérablement les énergies renouvelables au sein du territoire. 40% de la consommation francilienne pourrait ainsi provenir des EnR à horizon 2030. D'ici à 2050, ce taux pourrait même s'élever à 100%. Dans ce sens, une conférence régionale devrait être organisée chaque année afin de rassembler l'ensemble des acteurs de la transition écologique. Explications.
La Région Île-de-France a présenté ce jeudi 7 juin une stratégie énergie-climat particulièrement ambitieuse avec un objectif clairement affiché : « passer de dernier de la classe des régions françaises, avec 90% d'énergie importée, à une région qui soit exemplaire », selon les termes de Jean-Philippe Dugoin-Clément, vice-président en charge de l'écologie et du développement durable.

Dans ce sens, Valérie Pécresse, présidente de la Région, a d'ores et déjà pris ses engagements pour que « les énergies renouvelables en 2030 représentent 40% de la consommation francilienne », et même 100% en 2050. Aujourd'hui, ce taux avoisine plutôt les 11%, alors que l'Île-de-France est une « région qui consomme énormément ».

Les renouvelables en force, le nucléaire banni

Pour y remédier, l'élue a avancé un « scénario de rupture » qui permettrait « de tendre vers une région zéro carbone ». « [En 2050, ndlr] on sera à 100% d'énergie renouvelable, on sera sortis du nucléaire et on sera à 50% d'énergie importée », a-t-elle promis.

Une attention particulière sera ainsi portée sur le développement de l'énergie éolienne, la géothermie, les énergies de récupération des déchets et la méthanisation, notamment en Seine-et-Marne. Valérie Pécresse compte également « pousser de manière extrêmement forte sur le solaire et le photovoltaïque ».

A l'inverse, la présidente a fait savoir qu'elle s'opposerait désormais à « la construction de toute centrale nucléaire sur le territoire francilien ». Par ailleurs, si de nouvelles « mesures d'accompagnement social du type prime à la casse, aide à la transition énergétique » venaient à voir le jour, Valérie Pécresse envisagerait également une sortie « du diesel d'ici 2030 pour l'ensemble de la région ».

Enfin, prenant modèle sur les fameuses Conférences des parties (COP), l'Île-de-France se verra elle aussi dotée d'un événement régional visant à réunir, chaque année, les acteurs de la transition énergétique autour des thématiques liées à l'énergie et au climat. Un investissement de 150 millions d'euros sera réalisé dans ce sens d'ici à 2021, et de 500 millions à horizon 2030.

F.C (avec AFP)

Photo de Une : ©Fotolia
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