Neige, verglas, grand froid : comment le BTP s'adapte ?
Publié le 05 janvier 2026, mis à jour le 05 janvier 2026 à 14h44, par Raphaël Barrou

C'est un épisode neigeux qui va concerner l'entièreté du quart nord-ouest de l'Hexagone, le lundi 5 et mardi 6 janvier. 26 départements sont placés en vigilance orange par Météo France pour neige et verglas.
De la Normandie au Poitou-Charentes, en passant par la région parisienne et la Bretagne, l'établissement conseille de limiter ses déplacements et alerte sur le risque d'hypothermie en cas d'effort physique en extérieur. La région Île-de-France, ainsi qu'une bonne partie de l'est du pays, est aussi indiquée en vigilance jaune pour le grand froid. Alors comment les entreprises du BTP doivent-elles se comporter face à ces conditions météorologiques ?
Des indemnités intempéries en cas d'arrêt des chantiers
En cas d'arrêt de l'activité, les employés peuvent toucher des « indemnités intempéries », qui peuvent être en partie payées par la Caisse des Congés Intempéries (CIBTP). À condition que le travail devienne dangereux en raison de la neige ou du verglas, l'employeur est tenu d'arrêter ses chantiers après avoir consulté le CSE de l'entreprise, lorsqu'il existe.
En revanche, selon la CIBTP, les employés doivent « rester à la disposition de leur entreprise, qui peut décider de les affecter à d’autres tâches ». La caisse CIBTP prend en charge les cotisations sociales et les droits au congé sont préservés durant la période indemnisée. « Si vous êtes ouvrier, vos cotisations de retraite complémentaire sont aussi prises en charge », ajoute-t-elle.
Pour rappel, ce dispositif, qui existe depuis les années 1940, a été élargi aux épisodes de canicules depuis l'été 2024. Ces derniers, désormais plus fréquents que les vagues de froid et les chutes de neiges, sont aussi compensés par la caisse CIBTP.
10 % des accidents hivernaux causés par la neige et le verglas
Dans des conditions de grand froid, si l'entreprise décide de continuer, l'OPPBTP a mis à disposition un kit d'information concernant les chantiers malgré des températures négatives. Selon le kit, publié en janvier 2025, 10 % des accidents sur les chantiers hivernaux sont causés par des glissades ou des chutes dues au verglas ou à la neige.
L'organisme de prévention conseille de porter des vêtements adaptés, de se mettre à l'abri dès que des intempéries apparaissent - celles-ci pouvant accentuer l'impact du froid - ou encore d'éviter autant que possible les efforts physiques. En effet, le froid fragilise les muscles, ce qui favorise les contractures. L'OPPBTP propose donc de mettre en place des rotations de poste et d'utiliser le plus possible les aides à la manutention.
Mais dans des conditions de grand froid, on oublie parfois de boire suffisamment. Or, l'OPPBTP alerte aussi sur ce point car de telles conditions favorisent la déshydratation. Pour l'éviter, le kit conseille aux ouvriers d'apporter leur thermos pour conserver leur boisson chaude.
Par Raphaël Barrou














