Le SDI s'oppose à un « nouveau tour de vis fiscal » pour le budget 2027

Après un record de défaillances d'entreprises en 2025, avec plus de 70 000 structures impactées, l'année 2026 semble partie pour suivre un chemin similaire. Sur les six premiers mois de l'année, 37 700 entreprises ont mis la clé sous la porte, selon les chiffres publiés par Altares. C'est 1 500 de plus qu'à la même période il y a un an.
Un tableau décrié par le Syndicat des indépendants et des TPE (SDI) d'autant qu'il craint « un nouveau tour de vis fiscal sur les entreprises ». Alors que les discussions pour faire adopter le budget de 2027 de l'État s'annoncent déjà compliquées au Parlement, le SDI s'appuie sur la hausse des défaillances d'entreprises pour réclamer au gouvernement de ne pas « faire reposer une nouvelle fois l'effort budgétaire sur les entreprises, et en particulier sur les très petites entreprises ».
Le SDI regrette l'abandon d'un amendement du Sénat
Le syndicat s'oppose donc à toute nouvelle taxation et invite les représentants politiques à prendre en compte le fait que la TVA et les cotisations perçues par l'État augmenteraient à condition que les entreprises se portent bien et que la consommation reparte.
Il rappelle l'amendement adopté par le Sénat pour l'ajout de 15 minutes de travail par semaine, soit douze heures de plus par an, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. La proposition avait ensuite été très largement rejetée à l'Assemblée nationale, par 225 députés contre seulement 5 favorables. La mesure avait même été qualifiée de « cavalier social » par Thibault Bazin, député Les Républicains de Meurthe-et-Moselle.
Le SDI, au contraire, dit partager une vision avec les sénateurs à l'origine de l'amendement : « Quand le temps de travail augmente, le pays s'enrichit, et cette richesse supplémentaire profite aux comptes publics sans qu'il soit besoin de lever un impôt de plus. »
« Continuer d'étrangler les entreprises pour boucler un budget, c'est scier la branche sur laquelle on est assis », conclut Marc Sanchez, secrétaire général du syndicat, affirmant être attentif aux débats parlementaires qui reprendront à la rentrée sur le budget.
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