Un échafaudage de 54 mètres de haut pour restaurer la flèche d'une église normande

Un échafaudage culminant à 54 mètres de hauteur accompagne actuellement la restauration de l’église de Caudebec-en-Caux, en Normandie. L’ouvrage se compose de 26 niveaux et mobilise plus de 85 tonnes de matériel.
C’est l’entreprise Tubesca-Comabi, spécialiste des solutions d’accès, de travail et de protection en hauteur tels que les échelles, marchepieds, plates-formes individuelles ou encore les échafaudages roulants et fixes, qui intervient sur ce chantier patrimonial. L’entreprise a été retenue pour concevoir et installer une solution d’échafaudage sur mesure, dans le cadre d’une première phase de travaux consacrée à la restauration de la partie sommitale de la flèche.
Le cahier des charges du projet imposait une contrainte technique de taille : l’échafaudage devait être entièrement autostable au niveau de la partie sommitale de la flèche.
Pour répondre à cette exigence, Tubesca-Comabi a mobilisé plusieurs experts monteurs et conçu une structure capable d’assurer sa stabilité sans ancrage direct sur la flèche. Afin de limiter la prise au vent en grande hauteur, les filets habituellement installés sur ce type d’ouvrage n’ont pas été déployés sur la partie supérieure de l’échafaudage.
Un chantier qui doit durer 3 ans
Tubesca-Comabi a déployé une structure s’élevant à 54 mètres autour de la flèche. L’échafaudage part du sol sur deux côtés de l’édifice, prend appui sur la toiture sur les autres faces afin d’assurer la stabilité de l’ensemble. Ce dispositif permet aux équipes d’intervenir en toute sécurité sur la partie haute de la flèche, notamment pour procéder à la dépose complète des pierres et à leur nettoyage dans le cadre de la rénovation.
Afin d’optimiser les flux sur le chantier, l’installation intègre également plusieurs équipements complémentaires, dont un ascenseur de chantier, une sapine d’escalier ainsi qu’une sapine de levage, facilitant à la fois la circulation des équipes et l’acheminement des matériaux.
La première phase des travaux, consacrée à la restauration de l’aiguille de la flèche, s’étend sur une période de 14 mois, de juillet dernier à septembre 2026. Le chantier se poursuivra ensuite avec plusieurs interventions successives : la restauration du fût octogonal de la flèche, prévue sur 12 mois, puis une nouvelle tranche dédiée à la partie basse du clocher pour une durée équivalente.
Enfin, les travaux porteront sur les salles basses du clocher ainsi que sur deux verrières, pour une durée de six mois. Au total, le chantier de restauration nécessaire pour permettre à l’église de Caudebec de retrouver l’intégralité de son clocher doit durer plus de trois ans et demi.
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