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Des passoires thermiques plus nombreuses parmi les petites surfaces (étude)

Dans un contexte où le gouvernement annonce une lutte pour éradiquer les 4,8 millions de passoires énergétiques présentes en France, la start-up Flatlooker a mené son enquête pour identifier les caractéristiques des logements les plus énergivores. Il en ressort que les petites surfaces situées en bas étages seraient plus susceptibles de présenter une étiquette énergétique supérieure à E.
Publié le 22 janvier 2021

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Des passoires thermiques plus nombreuses parmi les petites surfaces (étude) - Batiweb

Alors qu'il ne sera plus possible de louer un logement présentant une étiquette énergétique classée G à compter du 1er janvier 2023, le gouvernement a décidé d'étendre le dispositif MaPrimeRénov' aux propriétaires bailleurs afin de les inciter à réaliser des travaux de rénovation énergétique.

 

L'agence de location Flatlooker, proposant un parcours de location 100 % en ligne, a de son côté décidé de mener une étude pour identifier les caractéristiques des logements les plus énergivores. Pour cela, l'agence s'est intéressée aux 1 718 derniers logements parisiens référencés sur sa plateforme.

 

Il ressort de cette étude que les petites surfaces sont plus susceptibles de présenter un diagnostic de performances énergétiques supérieur à E. Ainsi, 35,2 % des studios étudiés présentaient une étiquette supérieure à E, contre 22,3 % pour les 2 pièces, 6,1 % pour les 3 pièces, et 8,3 % pour les 4 pièces et plus.

 

Source : étude Flatlooker

 

Moins surprenant, l'enquête révèle que 40,5 % des logements en rez-de-chaussée présentent une étiquette supérieure à E. Le pourcentage étant dégressif à mesure que les étages augmentent : 29,4 % pour les premiers étages, 26,2 % pour les deuxièmes étages, 20 % pour les troisièmes étages, et seulement 17,9 % pour les quatrièmes étage. Il faut dire que les appartements en étages bénéficient de l'apport de chaleur du logement du dessous et du dessus, faisant ainsi diminuer les factures de chauffage.

 

Autre critère étudié : l'année de construction. On retrouve ainsi plus de passoires thermiques parmi les logements construits entre 1970 et 1990, à hauteur de 31,7 %. Ils ont moins bien vieilli que les logements bâtis avant, puisque par comparaison on dénombre 25,5 % de passoires thermiques parmi les logements d'avant 1930, et 22,9 % parmi ceux bâtis entre 1930 et 1970. Fait notable : les passoires thermiques sont quasi-inexistantes parmi les logements construits après 1990. 

 

« Les logements d'après 1990 intègrent des enjeux de performances énergétiques dès leur construction, ce qui n'était pas le cas auparavant », souligne à juste titre Nicolas Goyet, CEO de Flatlooker.

 

Source : étude Flatlooker

 

Du côté de la fourniture d'énergie, on retrouve également bien plus de passoires thermiques parmi les logements chauffés à l'électricité, à hauteur de 36,7 %, contre seulement 10,7 % des biens chauffés au gaz et 16,7 % de ceux alimentés en fioul.

 

Source : étude Flatlooker

 

Là où cela devient plus étonnant, c'est que le type de vitrage ne semble pas influencer les performances énergétiques d'un bien. Ainsi, 26,5 % des logements à simple vitrage dépassaient l'étiquette énergétique E, mais 25 % des habitations présentant un double vitrage également.

 

« On s'attendait à une bien meilleure performance énergétique des logements avec double vitrage. Cependant, les fenêtres ne représentent en moyenne que 15 % de la déperdition thermique totale d'un logement : leur influence est donc limitée au global », précise Nicolat Goyet.

 

Si l'on devait résumer, le portrait-type de la passoire énergétique parisienne serait donc un studio en rez-de-chaussée, construit entre 1970 et 1990, et chauffé à l'électricité.

 

Claire Lemonnier

Photo de une : Adobe Stock

 

Par Redacteur

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