Le solaire est plus porteur d’emploi que l’éolien Développement durable | 10.09.10

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Le secteur des énergies renouvelables est à la fois porteur de croissance et d’emploi indique une enquête menée par XPair GL Event. Le bois-énergie et l’éolien sont plus en retrait.

Afin de mieux connaître les besoins, les tendances et les difficultés, sur l’emploi et la formation dans le secteur des énergies renouvelables, XPAIR et GL EVENT ont réalisé une enquête lors du salon des Energies Renouvelables. Les résultats montrent que le secteur des énergies renouvelables est à la fois porteur de croissance et d’emploi. Le grand gagnant qui se distingue parmi les énergies renouvelables est bien le solaire. Le solaire thermique profitant plus à la filière des chauffagistes, et le solaire photovoltaïque aux électriciens.

Les énergies renouvelables sont des techniques nouvelles avec des tendances très dynamiques comme cela a été prouvé par la croissance de la pompe à chaleur, qui s’est depuis rétablie, et actuellement du solaire photovoltaïque. Les aides et crédit d’impôt ont été pour cela un catalyseur pour forcer un démarrage qui a profité à la filière professionnelle du génie climatique (chauffage) et la filière électrique (électricien). Les aides diminuant petit à petit, sauf pour le solaire, encore que les tarifs de rachat du photovoltaïque se réduisent.

Le bois-énergie et l’éolien sont plus en retrait

Les sociétés de type PME, qui représentent 70% des besoins en recrutement, à la recherche des profils de type commercial (36%), chargé d’affaires (17%) et technicien d’études (20%). Ces derniers sont estimés autour de 10% par an sur des secteurs porteurs comme le photovoltaïque, le solaire thermique et la pompe à chaleur. Le bois-énergie et l’éolien sont plus en retrait. En moyenne, c’est un besoin d’embauche annuel de 5 personnes par an pour une taille d’entreprise moyenne de 50 personnes.

Face au besoin, il est intéressant de noter que le salaire n’est pas un frein. Le manque de mobilité en est un, ainsi et surtout le manque de formation. Sur ce plan les candidats embauchés sont généralement formés en interne, ce qui correspond aux habitudes des PME et sans doute à une offre de formation en externe qui est en construction. Mieux que les aides, la future réglementation thermique RT 2012 obligatoire dans moins de 2 ans et demi, imposera la norme BBC basse consommation pour laquelle le solaire sera une énergie complémentaire favorite, ainsi que la pompe à chaleur soit pour le chauffage soit pour la production d’eau chaude sanitaire.

La filière génie climatique et la filière électrique, si elles s’adaptent aux tendances et aux besoins, ne sont pas prêtes de subir quelconque crise, bien au contraire. Il s’agira pour elles de gérer une nouvelle croissance.

Bruno Poulard

Sources XPAIR et GL EVENTS

Redacteur

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