Des chaudières à 1 euro ? Un dispositif qui devrait bientôt voir le jour Eco-construction | 18.01.19

Partager sur :
Après l’isolation des combles à 1 euro, François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé le lancement d’un dispositif similaire dédié aux chaudières. Lors d’un débat au Sénat, il a rappelé l’ambition de la France de remplacer 1 million de chaudières au fioul d’ici 2023. Dès 2019, un certain nombre de dispositifs seront lancés pour accélérer les efforts en matière de rénovation des logements.
Le 16 janvier dernier, à l’occasion d’un débat sur l’énergie organisé au Sénat à la demande des Républicains, François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, a rappelé les objectifs de la France de réduire de 40% la consommation d’énergies fossiles d’ici 2030 pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

« La diversification de la production d’énergie passera par une augmentation de la production d’énergies renouvelables techniquement fiables et économiquement compétitives. L’objectif est que les énergies renouvelables représentent 32% du mix énergétique dans dix ans », a-t-il souligné.

Il a confirmé la volonté du gouvernement d’éradiquer les chaudières au fioul. « Se libérer des énergies fossiles est bon pour la planète, pour l’économie, pour la balance commerciale, mais surtout pour le porte-monnaie de nos concitoyens, qui ne subiront plus ainsi les fluctuations du prix du baril, qui se traduit dans la facture de chauffage », a-t-il poursuivi.

Il a ajouté : « Le chèque énergie est un outil d’accompagnement social et solidaire mais pas un outil de transformation. Il faut donner aux Français les moyens de rénover leur logement ». « (…) L’énergie qui pollue le moins et coûte le moins cher est celle qui n’est pas consommée ! Il y va de l’intérêt de tous, à commencer par les plus modestes, qui ne peuvent se permettre de gaspiller l’énergie ».

Des chaudières à un euro

Alors que les Français n’ont pas toujours connaissance des aides dont ils peuvent bénéficier s’ils souhaitent rénover leur logement, le ministre a reconnu que « les dispositifs d’aide à la rénovation (…) ne sont manifestement pas à la bonne échelle. Peut-être faudrait-il lancer un opérateur national, pour atteindre l’objectif des 500 000 logements rénovés par an ».

Il a également évoqué le lancement de « dispositifs concrets » parmi lesquels « la chaudière à 1 euro pour les ménages les plus modestes, financée par les certificats d’économie d’énergie ». Une annonce qu'il faudra suivre de près ! 

F. de Rugy l’annonce… le groupe Effy en fait une réalité

Si l’annonce est récente, le Groupe Effy n’aura pas attendu pour imaginer son propre dispositif pour venir « soutenir le pouvoir d’achat des ménages modestes ».

Dans un communiqué, le groupe, via sa marque Pacte Énergie Solidarité, a annoncé le lancement de la première solution de Pompe à Chaleur à 1 euro. Ainsi, après l’isolation des combles à 1 euro qui a bénéficié à plus de 70 000 ménages français, Effy franchit un nouveau cap.

L’offre PAC à 1 euro s’adresse aux ménages propriétaires de maisons individuelles, disposant d’une chaudière à énergie fossile (gaz ou fioul) et dont le revenu fiscal de référence 2017 doit être inférieur aux plafonds de ressources très modestes fixés par l’Anah.

Frédéric Utzmann, président du groupe, précise : « En tant qu’acteur pionnier de la rénovation énergétique solidaire, nous avons la conviction qu’il est possible de lutter massivement contre la précarité énergétique grâce à des solutions simples et pragmatiques. Nous travaillions depuis plusieurs années au développement d’une offre solidaire pour aider les Français les plus fragiles à changer leurs équipements de chauffage vétuste. Et il y a urgence à agir lorsqu’on sait que 7 millions de maisons individuelles sont aujourd’hui équipées de chaudières à énergie fossile sous performantes et que, parmi elles, plus de 2 millions de foyers pourraient bénéficier de notre solution. »

Ce vendredi 18 janvier, la première PAC à 1 euro sera installée en Seine-et-Marne par le groupe Effy. François de Rugy assistera au lancement des travaux qui consistera au remplacement d’une chaudière au fioul par une pompe à chaleur Air/Eau.

R.C
Photo de une : ©Adobe Stock
Redacteur

filter_list Sur le même sujet

La chaudière à 1 € est une « promesse concrète » faite aux Français

La chaudière à 1 € est une « promesse concrète » faite aux Français

Lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi au ministère de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy et Julien Denormandie, ont révélé les contours du dispositif de prime à la conversion des chaudières. L’initiative qui répond à un double enjeu, écologique et économique, doit permettre le remplacement de 600 000 équipements fonctionnant au fioul d’ici deux ans.
CITE : les députés disent « non » à la réintégration des fenêtres

CITE : les députés disent « non » à la réintégration des fenêtres

Dans le cadre de l’examen en première lecture du projet de loi de finances pour 2019, les députés ont voté un amendement qui étend le CITE… mais sans aller jusqu’à le rétablir pour les menuiseries. Malgré la décision, pas question de baisser les bras. Marjolaine Meynier-Millefert, députée LREM et co-présidente du comité de pilotage du plan de rénovation énergétique des bâtiments, compte bien défendre la réintégration des fenêtres au dispositif en 2e lecture et au Sénat.
Chaudières à 1€ : la Capeb dénonce une offre « outrageusement commerciale »

Chaudières à 1€ : la Capeb dénonce une offre « outrageusement commerciale »

Dans un communiqué paru ce 1er février, la CAPEB annonce le lancement prochain d’une offre pour le remplacement des chaudières. Le syndicat professionnel regrette en effet ne pas avoir été consulté et associé au dispositif présenté par le Gouvernement. Face à l’inquiétude des artisans du bâtiment, la CAPEB a donc décidé d’agir. L’offre permettra aux entreprises de maintenir le lien avec leurs clients et de participer pleinement aux objectifs de rénovation énergétique.
Quelles solutions pour la stratégie bâtiment bas carbone ?

Quelles solutions pour la stratégie bâtiment bas carbone ?

Alors que l’objectif de la stratégie nationale bas carbone est de réduire de 85% les émissions de gaz à effet de serre liées aux bâtiments d’ici 2050, c’est sur des solutions concrètes, comme les circuits courts, le stockage de l’énergie ou l’intelligence artificielle, que s’est axée la conférence « Bâtiment bas carbone ». Cette conférence aux allures de débat s’est tenue ce mercredi 6 février en présence de la députée de l’Isère Marjolaine Meynier-Millefert, également co-animatrice du plan de rénovation énergétique des bâtiments.

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus

Accepter