L’Ademe vante les bénéfices de l’autoconsommation Eco-construction | 07.02.18

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Dans un avis publié le 1er février, l’Ademe souligne le fort potentiel de l’autoconsommation d’origine photovoltaïque. Ce nouveau mode de production d’énergie présente en effet « de réels bénéfices » pour les consommateurs comme pour la collectivité. Il est également un moyen d’accélérer l’insertion des énergies renouvelables dans le mix énergétique français.
Alors qu’une enquête OpinionWay pour Qualit’EnR a révélé qu’un nombre toujours plus important de Français se laissait séduire par les énergies renouvelables, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe) s’est intéressée au développement et aux bénéfices de l’autoconsommation.

Dans un avis publié le 1er février, l’Ademe avance que ce nouveau mode de production d’énergie solaire devrait fortement se développer dans les années à venir. Une des raisons citées, la baisse des coûts de production de l’électricité photovoltaïque sur tous les segments qui se doit non seulement aux progrès technologiques mais également à la maturité de la filière au niveau mondial.

« Sur le segment des toitures, (les coûts) ont été divisés par 3 en France depuis 2010, pour atteindre aujourd’hui des niveaux proches du prix de la fourniture d’électricité », indique l’Ademe. Une rentabilité qui sera d’autant « améliorée et attractive que le prix de détail de l’électricité devrait augmenter, et que les coûts des installations PV devraient continuer à baisser ».

Une demande croissante des particuliers

L’autoconsommation étant plus attractive, les demandes dans le secteur résidentiel se sont élevées à 6 000 au premier semestre 2017, « soit la moitié des nouvelles demandes de raccordement enregistrées par Enedis », indique l’Ademe. La tendance « répond à l’attente des citoyens de se réapproprier la production d’énergie ».

Pour plus de rentabilité, l’Ademe estime que la mise en place des dispositifs de pilotage « intelligent » de la demande peut permettre de déplacer les consommations d’électricité aux heures solaires ; le recours à un dispositif de stockage batteries à l’horizon 2025, devrait également conduire à une augmentation de la rentabilité des installations.

Une belle opportunité pour les toitures des professionnels

En matière d’autoconsommation, les professionnels ont aussi tout à gagner ! L’Ademe souligne que les besoins de consommations des secteurs tertiaire ou industriel, voire agricole sont synchronisés avec le temps solaire et le profil de production photovoltaïque. Ainsi, « des taux d’autoconsommation élevés peuvent être atteints sans avoir recours au stockage. »

Ces entreprises se voient donc avantagées dans la faisabilité technico-économique de l’autoconsommation. Elles cumulent également l’avantage d’avoir à disposition des grandes toitures dans la plupart des cas, une surface qui permet l’installation de « puissances conséquentes et suffisantes pour couvrir des activités requérant de grandes quantités d’électricité et de bénéficier d’économie d’échelle ».

Pour améliorer le taux d’autoconsommation et la rentabilité de ces installations, l’Ademe conseille d’effectuer « systématiquement » des études de faisabilité « rigoureuse », en évaluant « précisément ces profils de production et consommation, et de mettre en place des actions de pilotage de la demande et de maîtrise de l’énergie (MDE) ».

Des collectivités concernées

L’autoconsommation constitue en outre « une sécurisation d’une partie de la facture d’électricité » pour les particuliers et les entreprises. Elle permet de « sensibiliser le producteur à la gestion de ses consommations d’électricité. L’autoconsommateur devient alors consom’acteur ».

Elle présente également des avantages pour la collectivité puisqu’elle contribue au développement des énergies renouvelables et du photovoltaïque en toiture, « limitant ainsi les conflits d’usage au sol, et réduisant potentiellement le besoin du renforcement du réseau électrique et les coûts associés ».

L’autoconsommation facilite en outre « la pénétration de la production renouvelable dans le mix énergétique français », tout en gardant un impact carbone faible, conclut l’Ademe.

R.C
Photo de une : ©Fotolia

Redacteur

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