Nicolas Hulot engagé dans « le succès de la transition énergétique » Eco-construction | 22.05.17

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Essuyant les critiques de ses opposants politiques depuis sa nomination, Nicolas Hulot a d’ores et déjà commencé à agir afin de mener ses missions à bien. Souhaitant poursuivre la dynamique initiée en 2015 à l’occasion de l’adoption de la loi de transition énergétique, le nouveau ministre a fait part de sa volonté de réduire à 50% la part du nucléaire d’ici à 2025 (comme le prévoit la réglementation), avec pour objectif principal la diversification du bouquet énergétique.
Bien que Coénove ait déjà affirmé son soutien à la politique environnementale voulue par Emmanuel Macron, la nomination de Nicolas Hulot au poste de ministre de la Transition écologique n’a de cesse de faire réagir, aussi bien ses supporters que ses opposants.

Qu’importe ! Cela n’a pas empêché l’ex-journaliste de prendre ses marques au sein du gouvernement Philippe, annonçant d’ores et déjà ses objectifs pour les années à venir. Souhaitant clairement « le succès de la transition énergétique », Nicolas Hulot a fait part jeudi dernier de sa volonté de réduire à 50% la part du nucléaire d’ici à 2025.

« Le nucléaire, que l’on soit pour ou contre, de toute façon on ne peut pas s’en passer demain matin », nuance néanmoins le nouveau ministre. « La démonstration se fera peut-être chemin faisant qu’on peut aller plus loin que 50% », poursuit-il avant de mettre en garde : « peut-être que le développement des énergies renouvelables sera plus lent que prévu. »

« Un point de rencontre » avec le Premier ministre ?

Un ralentissement qui pourrait notamment être dû aux points de vue opposés de Nicolas Hulot et Edouard Philippe en matière d’environnement. « Les divergences que l’on voit ne sont pas si importantes que ça, en tous cas à ce stade », assure pourtant le ministre de la Transition écologique.

« On a chacun à prendre en compte les arguments des uns et des autres », déclarait-il vendredi dernier lors d’un déplacement commun avec le Premier ministre dans le Val-de-Marne. « Je suis certain qu’on va trouver à un moment un point de rencontre (…) Si on attend que toutes les planètes soient alignées, on ne va jamais avancer ».

De son côté, Edouard Philippe a quant à lui rappelé avoir croisé Nicolas Hulot « en 2007 au début du Grenelle de l’environnement ». « On s’est croisés plusieurs fois ensuite, mais disons qu’on se découvre vraiment depuis quelques jours », révèle le maire du Havre. « Ce n’est pas parce qu’on vient d’horizons différents qu’on ne peut pas travailler ensemble », ajoutait-il sur Twitter.

Reste que le défenseur de l’environnement compte bien « diversifier le bouquet énergétique » et atteindre les objectifs fixés par la loi de transition énergétique. « Tant qu’on est dans un gouvernement, on respecte les règles. Mais je ne suis pas très inquiet », conclut-il.

F.C (avec AFP)
Photo de Une : @EPhilippePM (Twitter)
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