L'année 2025 marquée par la stagnation ou la baisse des activités selon l'AIMCC
Publié le 03 février 2026, mis à jour le 04 février 2026 à 17h21, par Raphaël Barrou

L'AIMCC (Association des industries de produits de construction), vient de publier les résultats d'une enquête d'opinion. L'association, qui regroupe les organisations professionnelles des fabricants de produits (matériaux, composants et équipements et systèmes) entrant dans la construction, a interrogé 21 organisations professionnelles.
Selon l'AIMCC, aucune industrie ne déclare d'activité à la hausse et les trois quarts des répondants déclarent une activité stable ou à la baisse par rapport à 2024. Pour un tiers des répondants, le chiffre d'affaires est resté stable. Pour 29 %, la baisse est comprise entre -1 et -5 % ; pour 24 %, elle est de -5 à -10 % et pour 14 % des sondés, l'année s'est même soldée par une baisse de 15 à 20 % des activités.
Un maintien des effectifs malgré les difficultés liées à l'activité en baisse
En cause, pour l'AIMCC, « l'instabilité politique et les contraintes réglementaires et une demande insuffisante ». De mauvaises performances qui n'ont pas poussé les industriels à diminuer leurs effectifs dans la grande majorité des cas. Ils sont en effet 70 % à avoir « a minima maintenu le nombre de collaborateurs ».

Ce qui se retrouve dans les sondés du second œuvre, qui a maintenu à 80 % ses effectifs. Quand le gros œuvre a suivi, dans une moindre mesure, le même chemin (60 %).
En revanche, en 2026, selon l'AIMCC, des baisses d'effectifs pourraient être observées dans le gros œuvre et le second œuvre en 2026.
Des perspectives inégales pour 2026
Face à une conjoncture encore incertaine, seul un tiers des industriels s'attend à une reprise modérée de l'activité en 2026. La moitié tablent sur une stagnation ou une faible baisse de l'activité. Plus grave : pour 16 % d'entre eux, la baisse pourrait se situer entre -5 % et -15 % cette année.
Des perspectives contrastées qui se retrouvent dans les entreprises du gros œuvre, dont 40 % des répondants pensent qu'une augmentation va survenir, et dans celles du second œuvre, dont 60 % des sondés anticipent une stagnation.
L'AIMCC liste les priorités des industriels comme suit : la maîtrise des coûts, la propriété des données et leur exploitation, la décarbonation, la transformation numérique et la formation des collaborateurs.
L'association préconise de faire du logement une priorité nationale« pour répondre aux besoins, en nombre et en qualité ». Elle demande aussi que la rénovation, la décarbonation et l'économie circulaire soient davantage pris en compte.
Pour y parvenir, l'AIMCC souhaite l'adoption de textes« efficaces et sans surcharge administrative pour les entreprises ». Ajoutant cependant que ces règlementations devaient être « issues de concertation avec les acteurs, cohérentes entre niveaux français et européens, sans surtansposition ».
L'association insiste aussi sur l'importance de l'innovation et de la formation dans la perspective d'une reprise de l'industrie.
Par Raphaël Barrou














