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Coût social du bruit : le CINOV GIAc pointe une isolation acoustique insuffisante

Une étude menée par le Conseil National du Bruit (CNB) et de l'Ademe révèle que le coût sanitaire et social du bruit est estimé à 156 milliards d'euros par an en France. Ce bruit étant notamment causé par les transports, le voisinage, et le milieu du travail. Pour le syndicat CINOV GIAc, ces résultats montrent qu'une attention particulière doit être portée à la qualité acoustique des bâtiments, notamment dans le cadre de rénovations.
Publié le 23 juillet 2021

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Coût social du bruit : le CINOV GIAc pointe une isolation acoustique insuffisante - Batiweb

En Europe, 20 % de la population, soit 100 millions de personnes sont exposées de manière chronique à des niveaux de bruit trop élevés et préjudiciables pour leur santé. Dans ce contexte, le Conseil National du Bruit (CNB) et de l'Ademe ont réalisé une étude à l'échelle de la France, pour mesurer le coût sanitaire et social du bruit.

 

Cette étude révèle qu'il coûte chaque année 156 milliards d'euros en France. Elle identifie également trois sources majeures : les transports, le voisinage, et le milieu du travail.

 

Dans le détail, 68 % des nuisances sont issues des transports pour un coût de 106,4 milliards d'euros par an, 16,9 % proviennent du bruit du voisinage (représentant 26,3 milliards d'euros par an), et 13,5 % du bruit dans le milieu du travail (21 milliards d'euros).

 

La qualité acoustique des bâtiments : un levier primordial

 

Pour le syndicat CINOV GIAc, qui regroupe les ingénieurs et bureaux d'études spécialisés en acoustique, ces nuisances sonores dépendent non seulement de la source, mais aussi et surtout de la qualité de l'isolation phonique des bâtiments.

 

Pour Jean-Paul van Cuyck, président du CINOV GIAc, « la qualité acoustique des logements est insuffisante pour protéger les occupants, et ce défaut de protection coûte 132 milliards d'euros chaque année ». D'après lui, une réflexion plus approfondie doit désormais être menée, que ce soit dans le cadre de constructions ou de rénovations.

 

« Il devient primordial de prendre en compte la qualité acoustique dans les programmes de rénovation des logements. Il s’agit d’un devoir moral et d’une nécessité sociale mais c’est aussi une question de santé publique et d’économie. Cette réflexion sur le confort acoustique des logements s’impose d’autant plus que l’actualité récente fait craindre une nouvelle vague de la pandémie de Covid-19 et d’éventuelles nouvelles mesures de confinement, transformant à nouveau le logement en lieu de travail », insiste-il.

 

En effet, lors des différents confinements, les Français ont été particulièrement confrontés aux limites de leur logement, et les nuisances sonores liées au voisinage ont été plus que jamais problématiques.

 

Claire Lemonnier

Photo de une : Adobe Stock

 

Par Redacteur

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