Liban : 14 morts après l’effondrement d’un immeuble à Tripoli
Publié le 09 février 2026 à 17h00, mis à jour le 09 février 2026 à 17h15, par Nils Buchsbaum

Quatorze personnes ont perdu la vie dans l’effondrement d’un immeuble à Tripoli, dans le nord du Liban, survenu dimanche 8 février. Les secours ont mis fin aux recherches lundi matin après le retrait du dernier corps, a annoncé le directeur de la Défense civile, le général de brigade Imad Khreich. Le bilan définitif fait également état de huit survivants, tous hospitalisés.
L’immeuble, ancien, était situé dans le quartier défavorisé de Bab al-Tabbaneh. Par mesure de précaution, les forces de sécurité ont évacué les bâtiments voisins, selon l’Agence nationale d’information (ANI).
Le bâtiment se composait de deux blocs de six appartements chacun et environ 22 personnes s’y trouvaient au moment de l’effondrement, a précisé le directeur de la Défense civile.
« Nous déclarons Tripoli ville sinistrée en raison de l’insécurité de ses bâtiments », a annoncé le maire de la ville, Abdel Hamid Karimeh.
Le président libanais, Joseph Aoun, a appelé à la mobilisation de l’ensemble des services d’urgence afin de venir en aide aux sinistrés, notamment en fournissant « un abri aux résidents de l’immeuble ainsi qu’à ceux des bâtiments voisins qui ont été évacués », a indiqué son bureau dans un communiqué.
Le deuxième immeuble effondré en quelques semaines
De son côté, le Premier ministre Nawaf Salam a qualifié le drame de « catastrophe », dénonçant, dans un communiqué, « de longues années de négligence accumulée ».
Fin janvier, un autre immeuble de la ville s’était déjà écroulé à Tripoli, faisant plusieurs victimes. De nombreux bâtiments y restent considérés comme dangereux depuis le puissant séisme qui a frappé la région en février 2023.
Le Liban compte un grand nombre d’édifices délabrés. Beaucoup ont été construits illégalement, en particulier durant la guerre civile de 1975 à 1990, tandis que certains propriétaires ont ajouté des étages sans autorisation, aggravant les risques structurels.
En 2024, Amnesty International estimait que « des milliers de personnes » vivaient encore dans des immeubles dangereux à Tripoli, plus d’un an après le puissant séisme qui avait principalement touché la Turquie et la Syrie.
L’organisation soulignait que la crise économique persistante privait « les habitants des moyens de financer des réparations ou un autre logement » et appelait les autorités à « évaluer d’urgence la sécurité des bâtiments dans tout le pays ».
Avec AFP
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