PPE 3 : « une trajectoire ambitieuse et lisible » demandée par la GMPV-FFB
Publié le 09 février 2026 à 12h10, mis à jour le 09 février 2026 à 17h15, par Virginie Kroun

Le Premier ministre Sébastien Lecornu promet une Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) publiée cette fin de semaine. S’agira-t-il d’une promesse non tenue, après moult reports de la promulgation, dont celle annoncée fin décembre dernier ?
Une chose est sûre : le texte guidant la stratégie énergétique de la France inquiète les filières concernées. Après EDF, France Renouvelables ainsi que la FNTP et le SERCE, au tour de la Fédération française du bâtiment (FFB) et son Groupement des métiers du photovoltaïque (GMPV-FFB) de craindre pour l’énergie solaire.
Des trajectoires contradictoires avec les ambitions européennes
Déjà en septembre dernier, le projet de moratoire sur l’éolien et le solaire par Matignon – malgré le rejet des parlementaires l’été précédent – ne présageait rien de bon. Dans les scénarios exposés dans la PPE 3, le groupement et sa fédération relèvent un gel des nouveaux projets photovoltaïques d’ici 2030, voire un arrêt des appels d’offres.
« Cette trajectoire, combinée à une instabilité réglementaire croissante, notamment le doublement rétroactif de l’imposition forfaitaire des entreprises de réseaux, fragilise directement les entreprises, menace l’emploi et décourage l’investissement », lit-on dans son communiqué.
Sans compter l’impact sur les « ambitions climatiques et de souveraineté énergétique de la France » et les « engagements européens ». Pour rappel, 700 GW de solarisation sont prévus en Europe. « Alors que d’autres pays accélèrent, la France s’exposerait à un décrochage industriel », commentent la FFB et le GMPV-FFB.
Selon un rapport du Syndicat des énergies renouvelables (SER) avec l’agence Opérateur de réseaux d’énergie (ORE), le solaire a couvert 5,7 % de l'électricité consommée.
D’où leur demande de «maintenir une trajectoire ambitieuse et lisible pour le photovoltaïque et ensuite de sécuriser les projets et investissements engagés ».
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