Le risque d'inondation « n'est plus un aléa ponctuel » en France, selon l'OGE
Publié le 24 février 2026 à 16h30, mis à jour le 24 février 2026 à 17h22, par Raphaël Barrou

Les inondations de février 2026 obligent à ressortir les livres d'histoire. Localement, dans le Maine-et-Loire, on n'avait pas observé pareille montée des eaux depuis 43 ans.
Mais si ces crues semblent inédites, l'Ordre des géomètres-experts (OGE), chargé de représenter la profession auprès des services publics, estime que le risque d'inondation « n'est plus un aléa ponctuel ». Le dérèglement climatique pourrait aussi faire en sorte que ces catastrophes se répètent plus régulièrement.
Mieux utiliser l'AFAFE et l'AFU
Alors il faut, selon lui, « passer d'une logique de réparation d'urgence à une stratégie de relèvement durable des territoires ». L'OGE estime qu'un quart des Français vit en zone inondable et demande aux pouvoirs publics de mieux utiliser l'Aménagement foncier agricole, forestier et environnemental (AFAFE) et l'Association foncière urbaine (AFU).
D'une part, l'AFAFE permettrait entre autres la renaturation des zones exposées et le déplacement des droits fonciers vers des secteurs sécurisés. Aujourd'hui compétence départementale, l'OGE souhaite autoriser les EPCI (Établissements publics de coopération intercommunale) à mettre en place cet outil pour « agir à l'échelle pertinente du bassin de risque ».
L'OGE invite à ne pas reconstruire à l'identique
D'autre part, l'Ordre des géomètres-experts propose de créer l'AFU à compensation environnementale (AFU-CE), jugeant que ce dispositif permettrait de « gérer simultanément un périmètre urbain et un périmètre rural ».
À quelques semaines des élections municipales, l'OGE en profite également pour s'adresser aux élus locaux, leur demandant de ne pas reconstruire à l'identique sans se poser la question des risques de nouvelle catastrophe. Selon lui, la confiance des habitants, des investisseurs et des assureurs est en jeu.
« Prévenir, ce n’est pas seulement construire des ouvrages de protection », ajoute Philippe Pacaud, vice-président du Conseil supérieur de l'OGE. « Prévenir, c’est agir avant la catastrophe, en adaptant l’organisation du territoire, en redonnant de l’espace à l’eau, en identifiant clairement les zones exposées. Cela suppose d’intégrer le risque dans les choix d’aménagement et de restructuration du foncier. »
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